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La croissance "graduelle" prévue en Suisse devrait conduire à une politique moins accommodante de la part de la BNS, estime l'OCDE (archives).

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(sda-ats)

L’OCDE table sur une croissance de 1,5% cette année en Suisse et de 1,9% en 2018. Cette croissance "graduelle" devrait conduire à une politique moins accommodante de la part de la BNS. L’organisation prévoit une hausse des taux pour la fin de l’année prochaine.

"La poursuite de la politique des taux d'intérêt négatifs est justifiée par une basse inflation et une croissance faible", affirme l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) dans ses perspectives économiques publiées mercredi à l'occasion de sa réunion ministérielle annuelle. "Au fur et à mesure que la croissance se renforce, les taux d'intérêt devraient commencer à monter à la fin 2018", prévoit l'organisation internationale basée à Paris.

L'OCDE juge cette hausse d'autant plus nécessaire qu'elle contribuera "à réduire les risques d'accumulation de déséquilibres financiers". "Si les taux négatifs favorisent la croissance, des déséquilibres pourraient se développer sur les marchés financiers et du logement", prévient-elle.

Reprise en Europe

La Confédération pourrait bénéficier de la reprise en Europe. "Les récentes améliorations dans l'économie de la zone euro pourraient s'avérer plus fortes que prévu et renforcer les exportations suisses", écrit l'OCDE.

Cette dernière prévient que des facteurs externes pourraient toutefois affecter la croissance helvétique. "Une hausse du protectionnisme à l'échelon global et de nouvelles turbulences en zone euro pourraient peser sur l'économie suisse", estime l'organisation.

Comme la Confédération devrait dégager des excédents cette année, l'OCDE lui demande d'utiliser sa "marge de manœuvre" pour soutenir la croissance mondiale. Elle répète ce message depuis une année pour appeler les pays comme l'Allemagne à utiliser leurs excédents afin de doper une économie mondiale qui a du mal à redémarrer.

L'organisation internationale a d'ailleurs légèrement relevé ses prévisions de croissance pour l'économie mondiale en les faisant passer de 3,3 à 3,5% cette année. Elle juge toutefois que cette hausse n'est pas suffisante pour "réduire les inégalités persistantes".

ATS

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