Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'ancien policier chinois qui dénonce un trafic d'organes prélevés sur des condamnés à mort dans son pays s'est vu refuser sa demande d'asile en Suisse. L'Office fédéral des migrations (ODM) a reconnu son statut de réfugié, mais émet des doutes sur sa parole.

"Il s'agit d'une décision inacceptable sur le fond et scandaleuse sur la forme", a indiqué à l'ats son avocat Philippe Currat suite à une information parue samedi dans "Le Temps". Selon l'ODM, son témoignage ne répond pas aux exigences de vraisemblance énoncées à l'article 7 de la loi sur l'asile.

L'ancien policier, d'origine ouïghoure, peut demeurer en Suisse au titre de l'admission provisoire avec un délai de recours au 21 novembre. "Nous allons probablement faire recours au Tribunal administratif fédéral", a relevé Me Currat.

Ampleur nationale

L'avocat déplore le manque de coopération de l'ODM empêchant le requérant de faire valoir ses droits. Contacté par l'ats, l'Office fédéral des migrations n'a pas souhaité commenter l'affaire.

Ayant fui son pays en 2007, l'ex-policier chinois est d'abord passé par Dubaï, l'Italie et la Norvège avant d'arriver en Suisse en 2009. L'ODM avait recueilli son témoignage avant de notifier une non-entrée en matière. L'ancien policier avait ensuite refusé son renvoi pour l'Italie.

Son cas est devenu depuis une affaire nationale après l'intervention de plusieurs députés qui se sont émus de son sort. "On nous promettait une solution politique, mais elle n'est pas venue", regrette Philippe Currat.

ATS