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Dès la fin avril, l'Office fédéral des migrations (ODM) ne traitera plus les cas des requérants qui déposent plusieurs fois une demande d'asile en Suisse. Pour améliorer son efficacité, l'office disposera de 70 postes supplémentaires, affirme jeudi son directeur Mario Gattiker dans "Le Temps".

Le nouveau patron de l'ODM, en place depuis décembre, se fixe trois priorités: traiter rapidement les demandes d'asile manifestement infondées, créer davantage de centres fédéraux pour ne transmettre aux cantons que les requérants censés rester à moyen et à long terme et renforcer les capacités de travail au sein de l'ODM.

Dans ce but, la cheffe du Département fédéral de justice et police Simonetta Sommaruga a donné son feu vert à 70 postes supplémentaires dans les secteurs clé "Asile" et "Retour".

Perte de crédibilité

L'afflux de migrants d'Afrique du Nord a révélé des abus, poursuit le patron de l'ODM: 15% des "cas Dublin", qui ont déjà déposé une demande dans un pays européen, reviennent plusieurs fois en Suisse. "Ils sont à chaque fois, après quelques jours dans un centre d'enregistrement, affectés à un canton, touchent l'aide sociale, etc. Nous perdons ainsi toute crédibilité".

A partir de la fin avril, ces cas ne seront plus traités, promet M. Gattiker. Les requérants seront simplement informés que leur cas a été examiné et qu'ils doivent quitter la Suisse. L'ODM n'entend en revanche pas serrer la vis en matière de regroupement familial, comme certaines voix l'exigent au Parlement.

Sans-papiers

Concernant "le dossier épineux" des sans-papiers, le patron de l'ODM juge très difficile de trouver une solution satisfaisante du point de vue juridique et humain.

L'accès à l'apprentissage des jeunes sans-papiers, selon un projet transmis par le Conseil fédéral, associé à d'autres critères comme la présence en Suisse depuis cinq ans et le respect de l'ordre public, devrait leur permettre d'accéder plus facilement à une régularisation, estime M. Gattiker.

ATS