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L'odorat humain est sans doute bien supérieur à sa réputation, notamment pour sentir la palette des effluves d'un grand vin (photo prétexte).

KEYSTONE/EPA/SASCHA STEINBACH

(sda-ats)

Les hommes aussi ont du flair ! Ils n'ont même rien à envier aux autres mammifères, notamment aux rats ou aux chiens dont l'odorat est si réputé, selon des scientifiques jeudi.

Ceux-ci affirment que la soi-disant infériorité des hommes à distinguer une vaste palette d'odeurs n'est qu'un mythe entretenu depuis le XIXe siècle.

"Il y a une croyance culturelle ancienne selon laquelle pour qu'une personne soit rationnelle et raisonnable, elle ne peut pas être dominée dans ses actions par le sens de l'odorat, vu comme purement animal", explique John McGann, professeur adjoint de psychologie à l'Université Rutgers, dans le New Jersey.

Il est le principal auteur de ces travaux basés sur un ensemble d'études, publiés jeudi dans la revue américaine Science. En fait, explique ce scientifique, "le bulbe olfactif humain qui transmet des signaux à d'autres zones du cerveau pour aider à identifier les odeurs est plutôt développé et contient un nombre similaire de neurones que chez les autres mammifères".

Un milliard de milliards d'odeurs

"Nous pouvons donc nous mesurer, pour la capacité à détecter et à distinguer les odeurs, aux chiens et aux rats, qui comptent parmi les meilleurs renifleurs du règne animal", affirme-t-il. Selon les chercheurs, les humains pourraient peut-être distinguer un milliard de milliards d'odeurs différentes, soit largement plus que les quelque 10'000 mentionnées dans les manuels de psychologie.

"Nous pouvons détecter et différencier une palette extraordinairement étendue d'odeurs", assure le professeur McGann. Selon lui, l'odorat humain est plus sensible à certaines odeurs et parfums que celui des rats et des chiens.

Les humains sont capables de détecter des odeurs sur un sentier ou une piste, assure le scientifique. Il relève aussi que "nos comportements et états affectifs sont influencés par l'odorat".

Perte d'odorat et Alzheimer

Il ajoute que les chiens sont probablement meilleurs pour détecter les différentes odeurs de l'urine. L'odorat humain est sans doute bien supérieur pour sentir la palette des effluves d'un grand vin.

Ce chercheur explique que la capacité à sentir un vaste éventail d'odeurs a une grande influence sur le comportement humain en déclenchant des émotions ou en faisant ressurgir des souvenirs, jouant ainsi un rôle important dans le syndrome post-traumatique.

Une perte du sens de l'odorat, qui diminue avec l'âge, peut aussi signaler des problèmes de mémoire et de maladies neurologiques comme Alzheimer ou Parkinson, relève l'étude.

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ATS