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Les discussions officielles en vue d'une coalition ne devraient pas commencer avant jeudi et l'annonce des résultats définitifs. S'il parvient à en former une, Sebastian Kurz deviendra le plus jeune dirigeant d'Europe.

Keystone/AP/KERSTIN JOENSSON

(sda-ats)

Le Parti populaire autrichien (ÖVP, conservateur) est arrivé en tête des élections législatives de dimanche, selon plusieurs projections. Il devra sans doute s'allier à l'extrême droite pour former un gouvernement uni par sa position sur l'accueil des réfugiés.

Le parti dirigé par le ministre des Affaires étrangères Sebastian Kurz, 31 ans, aurait recueilli 31,6% des suffrages après une campagne centrée sur la lutte contre l'immigration.

Il devancerait le Parti de la liberté (FPÖ, extrême droite), qui obtiendrait 26% des voix. Le FPÖ avait accusé M. Kurz de plagiat dans ses thèmes de campagne. Les deux formations améliorent leurs scores par rapport à 2013.

Quant aux sociaux-démocrates (SPÖ) du chancelier Christian Kern, ils sont crédités de 26,9% des suffrages, après dépouillement de 86% des bulletins.

"Beaucoup d'humilité"

Sebastian Kurz, qui avait réclamé dès son arrivée à la tête de l'ÖVP en mai la suspension de la coalition de gouvernement entre les conservateurs et les sociaux-démocrates, s'est dit prêt à endosser le costume de chancelier. "J'accepte cette responsabilité avec beaucoup d'humilité", a-t-il déclaré devant des militants en liesse.

Les discussions officielles en vue d'une coalition ne devraient pas commencer avant jeudi et l'annonce des résultats définitifs. S'il parvient à en former une, Sebastian Kurz deviendra le plus jeune dirigeant d'Europe, devant le Premier ministre irlandais Leo Varadkar (38 ans) et le président français Emmanuel Macron (39 ans).

Alliance avec l'extrême-droite

Une alliance avec le FPÖ est considérée comme l'hypothèse la plus probable. Elle pourrait infléchir la ligne jusqu'à présent très europhile du pays, le Parti de la liberté prônant un rapprochement avec les pays du groupe de Visegrad - République Tchèque, Hongrie, Pologne et Slovaquie - qui multiplient les bras de fer avec Bruxelles.

Heinz-Christian Strache, leader du FPÖ qui a accusé son jeune rival de lui voler ses idées, n'a pas souhaité se prononcer sur le partenaire que son parti entend privilégier. "Tout est possible", a-t-il estimé sur la chaîne ORF.

M. Strache, qui renoue avec le score historique recueilli par son ex-mentor Jörg Haider en 1999, avait indiqué qu'il revendiquerait pour son parti plusieurs ministères régaliens en cas d'entrée au gouvernement, dont l'Intérieur et les Affaires étrangères.

Toutes les options sur la table

Le jeune dirigeant a toutefois pris soin de conserver toutes ses options. Sur ORF, il n'a pas exclu de travailler avec les sociaux-démocrates si Christian Kern est remplacé à la tête du SPÖ par le ministre de la Défense Peter Doskozil.

"Nous formerons une coalition pour les cinq prochaines années avec le parti qui nous permettra d'apporter le plus de changement à ce pays", a précisé la secrétaire générale de l'ÖVP, Elisabeth Köstinger.

Ministre des Affaires étrangères depuis 2013, Sebastian Kurz avait été à l'automne 2015 un des premiers ténors européens à critiquer la politique d'accueil de la chancelière allemande Angela Merkel. Il se targue d'avoir obtenu la fermeture de la route des Balkans.

Lors de sa campagne électorale, il a joué sur le sentiment des électeurs autrichiens, dont certains ont l'impression d'être envahis par les réfugiés. Ceux-ci représentent environ 1% de la population autrichienne (8,6 millions d'habitants), un des taux les plus élevés en Europe.

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ATS