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L'OFS a été délocalisé il y a 20 ans à Neuchâtel

L'OFS a célébré lundi ses 20 ans de présence à Neuchâtel, une délocalisation qui a permis d'augmenter nettement le nombre de fonctionnaires francophones.

KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD

(sda-ats)

L'Office fédéral de la statistique (OFS) a fêté lundi ses 20 ans de présence à Neuchâtel. Cette délocalisation a permis notamment de renforcer la représentation francophone de l'administration fédérale en région neuchâteloise.

"La délocalisation de l'OFS à Neuchâtel est un succès politique car elle a permis d'augmenter nettement le nombre de fonctionnaires francophones, une des demandes de Jean-Pascal Delamuraz, alors conseiller national" à l'origine de cette décentralisation, a déclaré Carlo Malaguerra, ancien directeur de l'OFS. La part des francophones était d'environ un quart avant 1998 et elle représente plus de la moitié (53,3%) des 856 personnes que comptait l'OFS en 2017.

Cette décentralisation est "aussi un succès professionnel". Elle a permis de rassembler les forces dans un seul lieu, car le personnel était disséminé auparavant dans 13 sites de la région de Berne, a ajouté Carlo Malaguerra. Mais entre 1986, décision du Conseil fédéral et 1998, "il y a eu de folles années ingrates où les effectifs avaient fondu de moitié car les employés ne voulaient pas venir travailler à Neuchâtel".

Appels d'offre traduits

Pour l'ancien directeur, ce déménagement a aussi permis à l'OFS de "gagner en visibilité et en crédibilité". L'office avait eu par le passé une renommée difficile et on y transférait les fonctionnaires dont "on ne savait qu'en faire, souvent des cas sociaux" car on estimait qu'il suffisait de savoir compter pour y travailler.

La Suisse était alors "dans l'incapacité de fournir des données sur de nombreux aspects et notamment sur sa situation économique", a précisé Carlo Malaguerra. Accompagnée d'une modification des bases légales et des méthodes de travail, cette délocalisation a permis à l'OFS de faire le pas de la modernité.

Pour le directeur actuel Georges-Simon Ulrich, l'OFS symbolise la cohésion et le multilinguisme du pays. Interrogée par Keystone-ATS sur l'existence de certains appels d'offres uniquement en allemand, ce qui heurte certaines entreprises neuchâteloises, la directrice suppléante Ruth Meier, a déclaré qu'à l'avenir l'office va essayer de les faire en deux langues.

"Actuellement, certains sont faits uniquement en français, et d'autres uniquement en allemand, selon la langue de celui qui le rédige mais il n'y a pas une préférence de langue dans l'office", a ajouté Ruth Meier.

D'une friche à une tour de référence

La venue de l'OFS à Neuchâtel a aussi permis de stimuler la recherche et la formation dans la région. L'Université de Neuchâtel est devenue un pôle scientifique de la statistique en Suisse et elle collabore énormément avec l'office et vice-versa.

"La venue de l'OFS à Neuchâtel a donné un véritable élan à la mise sur pied d'un nouveau quartier sur le plateau de la gare qui constituait auparavant une friche urbaine de 4 hectares", a déclaré pour sa part Laurent Kurth, président du Conseil d'Etat neuchâtelois.

Les bâtiments de l'OFS, conçus par le bureau d'architecture bernois Bauart, ont été construits en deux temps. Les employés ont emménagé en 1998 dans le bâtiment principal, la construction de la tour ne s'achevant qu'en 2004. Celle-ci constitue actuellement un point de référence dans le paysage urbain neuchâtelois en signalant le secteur de la gare.

Pour Laurent Kurth, l'administration fédérale doit poursuivre ses efforts en matière d'équilibres linguistiques. "Si d'autres entités devaient être délocalisées", le canton de Neuchâtel est prêt à apporter son appui à la Confédération.

Statistique incontournable

L'OFS est également un pôle d'emplois qui offre des postes à forte valeur ajoutée dans le canton de Neuchâtel, a expliqué Jean-Nathanaël Karakash, chef du Département neuchâtelois de l'économie et de l'action sociale. Le conseiller d'Etat a aussi rappelé qu'il est primordial de disposer d'indicateurs statistiques de qualité pour objectiver, orienter et éclairer le pilotage politique.

Lukas Bruhin, secrétaire général du Département fédéral de l'intérieur, a renchéri en expliquant qu'à l'ère des fake news (fausses informations), la statistique doit devenir "incontournable".

Selon lui, la statistique "doit non seulement exister mais aussi être utilisée". Si elle doit conserver son indépendance, elle doit toutefois avoir un dialogue constant avec ses utilisateurs. L'OFS dispose actuellement d'un budget de 170 millions de francs par an.

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