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Les ruptures de stock de médicaments auxquels les hôpitaux suisses sont toujours plus fréquemment confrontés inquiètent aussi les autorités fédérales. L'Office de la santé publique (OFSP) a convié les milieux concernés pour une séance la semaine prochaine.

L'OFSP prend "très au sérieux" ce problème d'approvisionnement en médicaments, notamment des anticancéreux. Son porte-parole Jean-Louis Zurcher ne veut pas donner d'indication sur une séance de travail en particulier, se limitant à déclarer que "nous sommes en discussion avec différents acteurs".

Réunion

La Conférence des directeurs cantonaux de la santé, l'Institut des produits pharmaceutiques Swissmedic et la Société suisse des pharmaciens d'administration et d'hôpital (GSASA) ont, eux, tous confirmé lundi à l'ats la tenue de cette réunion rendue publique par la "SonntagsZeitung".

Directeur politique au comité de la GSASA, Enea Martinelli participera à la rencontre. Pharmacien-chef d'un groupement d'hôpitaux bernois, fmi SA, il estime que cette réunion doit servir à poser les problèmes sur la table et à mettre les acteurs face à leurs responsabilités.

Ces difficultés d'approvisionnement, en particulier de médicaments tombés dans le domaine public, ont été rendues publiques début avril. S'y ajoutent des problèmes de qualité, les matières premières provenant surtout d'Inde ou de Chine, deux pays qui produisent entre 70% et 80% des principes actifs génériques.

A flux tendu

A cause des marges de plus en plus faibles, la branche pharmaceutique doit "se plier à l'économie de marché habituelle et les entreprises travaillent de plus en plus en flux tendu", expliquait alors à l'ats André Pannatier, chef du Service de pharmacie du CHUV à Lausanne.

Différentes préparations sont concernées, y compris des vaccins qui "manquent régulièrement". Dans certains cas, l'hôpital se voit contraint de reprendre l'original, même s'il coûte plus cher que le générique. Ou de se fournir en Allemagne, pays plus grand que la Suisse avec de nombreux "génériqueurs".

ATS