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L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) étudie 45 attaques chimiques présumées en Syrie depuis la mi-2016, a annoncé vendredi son directeur, Ahmet Uzumcu (archives).

KEYSTONE/AP Aleppo Media Center/UNCREDITED

(sda-ats)

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) étudie 45 attaques chimiques présumées en Syrie depuis la mi-2016, a annoncé vendredi son directeur, Ahmet Uzumcu. Il existe une "longue liste d'allégations" qui leur ont été rapportées.

Durant "la deuxième moitié de 2016, 30 incidents différents et depuis le début de l'année, 15 incidents séparés, cela fait 45", a-t-il lancé.

Ces incidents comprennent l'attaque chimique présumée du 4 avril à Khan Cheikhoun dans la province syrienne d'Idleb (nord-ouest) qui a fait 88 morts dont 31 enfants. L'attaque a provoqué l'indignation de nombreuses capitales qui mettent en cause le régime de Bachar al-Assad. Damas et Moscou réfutent les accusations occidentales.

L'OIAC tente actuellement de s'assurer que les conditions de sécurité lui permettent de déployer une mission de contrôle à Khan Cheikhoun pour des analyses plus poussées.

La semaine dernière, M. Uzumcu avait annoncé que des tests prouvaient de manière "irréfutable" que du gaz sarin ou une substance similaire avait été utilisé.

Soutien de Damas

Le gouvernement de Bachar al-Assad a "déjà fait savoir qu'il soutiendrait cette mission, ils nous ont invités à passer par Damas", a-t-il expliqué vendredi.

"Le problème est que cette zone est contrôlée par différents groupes d'opposition armés, donc nous devons nous assurer d'accords de cessez-le-feu temporaire, ce que, de ce que nous en savons, le gouvernement syrien est désireux de faire", a-t-il poursuivi. "Si nous parvenons à organiser tout cela, nous nous déploierons. L'équipe est prête et nous avons des volontaires".

Toutefois, l'équipe n'a pas encore de mandat pour visiter la base aérienne d'al-Chaayrate dans la province centrale de Homs, bombardée par les Etats-Unis le 7 avril. Selon le Pentagone, les services américains de renseignement ont établi que les avions ayant mené l'attaque sur Khan Cheikhoun en étaient partis.

Un porte-parole américain a affirmé le 10 avril que des armes chimiques étaient probablement stockées sur cette base. La Russie a réclamé une enquête sur ces accusations.

Gaz moutarde

Par ailleurs, M. Uzumcu a confirmé que l'OIAC pensait que le groupe Etat islamique avait utilisé du gaz moutarde près de Mossoul (Irak) récemment.

L'armée irakienne avait accusé l'EI d'avoir utilisé le 15 avril des armes chimiques dans la bataille pour reprendre Mossoul, provoquant des "blessures limitées" chez certains soldats. L'OIAC a proposé son aide à l'armée irakienne pour enquêter mais l'Irak n'a "pas encore formulé de demande d'assistance", selon M. Uzumcu.

ATS

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