Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le directeur général de l'OMC Pascal Lamy a ouvert jeudi à Genève la 8e conférence ministérielle de l'organisation en lançant une mise en garde contre un recours au protectionnisme. Il a appelé les gouvernements à agir maintenant pour parer aux "graves conséquences" de l'inaction.

"Le coût d'un recours intensif au protectionnisme serait de l'ordre de 800 milliards de dollars" pour l'économie mondiale, a-t-il prévenu. Il a affirmé que la crédibilité de l'OMC est en jeu, alors que "le commerce ralentit", que "le chômage est à un niveau élevé inacceptable" et que "les gains de développement acquis risquent de disparaître".

L'appel de Pascal Lamy à lutter contre le protectionnisme a été ensuite soutenu par une quarantaine de ministres, dont le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, vice-président de la conférence, lors d'une séance spéciale.

Accord sur les marchés publics

Un accord conclu in extremis sur l'ouverture des marchés publics (AMP) entre 42 pays, dont les Etats-Unis, les 27 de l'Union européenne (UE), le Japon, la Corée du Sud et la Suisse, a apporté une bouffée d'oxygène.

L'accord révisé ouvre de nouveaux secteurs des marchés publics à la concurrence internationale pour un montant évalué à 100 milliards de dollars. Les marchés publics représentent entre 15 et 20% du PIB des pays industrialisés, jusqu'à 22% dans l'UE.

Adhésion de la Russie

Vendredi après-midi, la présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey doit assister à la cérémonie de signature de l'accord d'adhésion de la Russie, dernière grande économie à rejoindre l'OMC, dix ans après la Chine.

Les Indignés de Genève et plusieurs ONG ont demandé, en marge de la conférence, "un virage à 180 degrés" de l'OMC. Les militants ont dénoncé les promesses non tenues des ministres depuis le lancement du cycle de Doha il y a dix ans.

ATS