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L'OMS ajoute le vaccin d'AstraZeneca à sa liste d'urgence

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) dirigée à Genève par Tedros Adhanom Ghebreyesus a désormais homologué sur une liste d'urgence deux vaccins contre le coronavirus pour lutter contre la pandémie (archives). KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI sda-ats
Ce contenu a été publié le 15 février 2021 - 18:57
(Keystone-ATS)

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a ajouté le vaccin d'AstraZeneca à sa liste d'homologation d'urgence. Celui-ci va pouvoir être acheminé dans les prochaines semaines dans de nombreux pays en développement grâce au dispositif Covax.

"Nous avons davantage de raisons d'être encouragés" dans les efforts pour pouvoir contrôler la pandémie, a affirmé lundi à la presse à Genève le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Nous avons désormais tout pour une distribution rapide de vaccins", a-t-il également ajouté.

Celui d'AstraZeneca est le second à être validé par l'institution après celui de Pfizer/BioNTech. Cette homologation est une condition pour son déploiement dans le cadre de Covax. Or, AstraZeneca doit livrer près de 340 millions de doses d'ici fin juin dans près de 150 pays. Contre seulement un peu plus d'un million pour Pfizer/BioNTech.

"Les pays avec aucun accès à des vaccins jusqu'à présent vont finalement pouvoir démarrer l'immunisation de leur personnel de santé et des populations vulnérables", a affirmé une responsable de l'OMS. Les livraisons doivent avoir lieu dès fin février. "C'est un jour important, notamment pour Covax", a ajouté de son côté le chef des homologations, saluant "une étape" mondiale face à la pandémie.

Mais il faut aussi "une extension des capacités de fabrication" et que les autres producteurs de vaccins soumettent rapidement leurs composantes pour une homologation à l'OMS, ajoute également M. Tedros. Le vaccin d'AstraZeneca est efficace à plus de 63%. Il est encore plus facile à utiliser dans les pays pauvres et à revenus intermédiaires parce qu'il doit être conservé à des températures moins froides.

Appel à la prudence malgré le recul de cas

Le gouvernement sud-africain avait annoncé il y a quelques jours renoncer à l'utiliser en raison d'études qui montrent une efficacité moindre pour les malades peu atteints, face au variant identifié dans ce pays. Mais "les pays restent enthousiastes pour recevoir" ce vaccin dans le cadre de Covax, accélérateur lancé par l'OMS et d'autres acteurs, a dit à la presse une autre responsable de l'organisation. "Il n'y a pas de preuve" que celui-ci ne fonctionne pas face au variant, a-t-elle également ajouté.

Il a fallu un mois à l'institution pour évaluer la qualité et l'efficacité de celui-ci. Il y a quelques jours, les experts consultatifs de l'OMS sur les vaccins avaient eux recommandé l'utilisation de deux doses pour tous les adultes, avec de préférence un délai de 8 à 12 semaines entre chacune d'entre elles.

Plus largement, le chef du programme d'urgence au sein de l'OMS Michael Ryan a aussi répété lundi que les gouvernements devaient être "extrêmement prudents" avant de lever les restrictions, malgré le nombre d'infections a recul depuis cinq semaines et est le moins élevé depuis octobre. Il faut que celui-ci se réduise durablement, a aussi affirmé ce responsable.

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