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Le Conseil de sécurité des Nations unies adopté lundi une déclaration qui "condamne fermement" la Corée du Nord pour avoir effectué un tir de fusée, manqué. Il ouvre ainsi la porte à un durcissement des sanctions contre le régime de Pyongyang.

La Chine, un des rares alliés de la Corée du Nord, ne s'est pas opposée au texte qui demande au Comité des sanctions de l'ONU d'étudier la possibilité d'étendre sa "liste noire" de biens interdits d'importation et de sociétés et d'individus sanctionnés. Le document vise en particulier les personnes liées aux industries nucléaires et d'armement.

Le Conseil de sécurité a exigé que "la Corée du Nord ne procède plus" à des essais balistiques, qu'elle "rétablisse" un moratoire sur ses lancements de missiles et abandonne son programme d'armement nucléaire.

"Violation sérieuse"

Le lancement de la fusée, vendredi dernier, a constitué "une violation sérieuse" des résolutions du Conseil de sécurité, dit la déclaration. Celle-ci menace Pyongyang de "nouvelles actions" si ce tir raté devait être suivi d'un nouvel essai nucléaire, comme le craignent certains experts.

Si la déclaration appelle à un renforcement des sanctions existantes, aucun membre du conseil n'a plaidé pour l'adoption de nouvelles sanctions, afin d'éviter l'opposition de la Chine ou de la Russie. A la différence des résolutions, les déclarations ne font pas l'objet d'un vote mais doivent être approuvées à l'unanimité.

Pyongyang a lancé une fusée vendredi dernier, affirmant avoir voulu placer en orbite un satellite civil d'observation. Le lanceur a explosé en vol deux minutes après le décollage. Les Etats-Unis et leurs alliés, notamment japonais et sud-coréen, ont dénoncé un test de missile à longue portée.

ATS