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L'envoyé spécial des Nations unies à Nicosie était de retour à Chypre pour s'entretenir avec le dirigeant chypriote turc Mustafa Akinci.

KEYSTONE/AP/PETROS KARADJIAS

(sda-ats)

L'ONU n'abandonne pas ses efforts en faveur d'une réunification de Chypre, a déclaré lundi l'envoyé spécial des Nations unies à Nicosie. Début juillet, un sommet international destiné à mettre fin à la division de cette île méditerranéenne avait échoué.

"Nous n'avons pas réussi à réunir les parties autour d'un accord final. Cela a été un coup pour tout le monde et la question est 'que pouvons-nous faire maintenant?'", a déclaré Espen Barth Eide à des journalistes à Nicosie.

L'envoyé spécial de l'ONU était de retour sur l'île pour ses premiers entretiens avec les dirigeants chypriotes turc et grec depuis l'échec du sommet de Crans Montana en Suisse le 7 juillet.

"Je suis là pour partager mes impressions avec les dirigeants, pour voir où ils pensent que nous en sommes et ce qu'ils voudraient que nous fassions", a-t-il expliqué après un entretien avec le président de Chypre Nicos Anastasiades. "Je n'abandonne pas, l'ONU n'abandonne pas mais en même temps, je ne veux pas créer d'illusions", a-t-il ajouté.

"Phase de rafraîchissement"

Il a estimé, après une rencontre avec le dirigeant chypriote turc Mustafa Akinci, que le processus de négociations, lancé en 2015, était "dans une phase de rafraîchissement". "Je n'ai rien entendu qui suggère que quelque chose va se passer dans un futur proche", a déclaré M. Barth Eide.

L'île de Chypre, qui compte un million d'habitants, est divisée depuis l'invasion en 1974 par l'armée turque de son tiers nord, en réaction à un coup d'Etat visant à rattacher le pays à la Grèce, qui avait inquiété la minorité chypriote turque. Plusieurs séries de négociations ont eu lieu ces dernières décennies pour tenter de rapprocher les vues des deux communautés. En vain.

Début juillet, des négociations marathon en Suisse ont échoué notamment sur la question du retrait des 35'000 troupes turques de l'île et sur le maintien d'un droit d'intervention de la Turquie. "La Turquie a toujours dit qu'elle ne pouvait pas accepter le principe de zéro garantie et zéro troupes", a rappelé M. Eide.

ATS