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Une vingtaine de civils ont trouvé la mort dans un camp de déplacés dans la région de Mawza, près de Taëz, la grande ville du sud-ouest du Yémen aux mains des rebelles chiites houthis (archives).

KEYSTONE/EPA/YAHYA ARHAB

(sda-ats)

L'ONU a accusé vendredi la coalition arabe menée par l'Arabie saoudite d'être responsable d'une frappe aérienne contre des civils cette semaine au Yémen. Elle a souligné qu'il n'y avait pas d'objectifs militaires dans la région visée.

Une vingtaine de civils ont trouvé la mort dans un camp de déplacés dans la région de Mawza, près de Taëz, la grande ville du sud-ouest du Yémen. Elle est aux mains des rebelles chiites Houthis.

Le Haut-Commissariat aux droits de l'Homme de l'ONU, qui estime lui à 18 le nombre de morts, a indiqué que les frappes ont touché trois familles réfugiées dans des huttes après avoir dû quitter leur foyer il y a trois mois en raison des combats. L'ONU a demandé "une enquête complète et impartiale" sur cet incident.

Pas d'objectif militaire

Dans un communiqué, il a affirmé que l'attaque avait été menée par les "Forces de coalition arabes". Cette alliance est dirigée par l'armée saoudienne pour lutter contre les rebelles chiites et soutenir le gouvernement reconnu par la communauté internationale.

"Il ne semble pas y avoir un quelconque objectif militaire à proximité immédiate des maisons détruites", a ajouté le Haut-Commissariat. Les civils constituent plus de la moitié des 8000 morts du conflit depuis l'intervention arabe, rappelle l'ONU.

La guerre oppose des forces progouvernementales aux rebelles Houthis, soutenus par l'Iran et alliés à des unités de l'armée restées fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh.

Eviter les civils

La coalition arabe a reconnu des erreurs et promis de modifier les règles d'engagement pour éviter les victimes civiles. Mais elle accuse régulièrement les rebelles de se mêler aux civils, voire de les utiliser comme boucliers humains.

Certains de ses raids ont suscité de vives condamnations des défenseurs des droits de l'Homme, comme celui qui avait fait 140 morts en octobre 2016 parmi des civils participant à une cérémonie de deuil à Sanaa.

Epidémie de choléra

En raison de l'effondrement du système de santé dans ce pays qui est l'un des plus pauvres du monde arabe, une épidémie de choléra s'est déclarée fin avril. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de personnes suspectées d'être contaminées a atteint près de 370'000, à la date du 19 juillet, et 1828 personnes sont décédées.

"Chaque jour, 5000 Yéménites tombent malades avec les symptômes de diarrhée aiguë ou du choléra", a précisé l'agence de l'ONU dans un communiqué. "La saison humide vient de débuter et devrait favoriser la transmission. Il faut maintenir nos efforts pour stopper l'épidémie", Fadela Chaib, porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé.

En outre, plus de 7 millions de personnes sont menacées de famine, y compris 2,3 millions d'enfants mal nourris âgés de moins de cinq ans.

ATS