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Le Conseil des droits de l'homme a comdamné de nombreuses violences en Syrie (archives).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

L'ONU a condamné depuis Genève de nombreux abus en Syrie, au Soudan du Sud et en Birmanie. Le Conseil des droits de l'homme a prolongé vendredi d'un an des mandats liés à ces situations. La Suisse a ciblé une résolution chinoise sur laquelle elle s'est abstenue.

Dans sa résolution soutenue par la Suisse, l'enceinte onusienne a dénoncé au terme d'un mois de travaux les violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire (DIH) en Syrie. Elle s'en prend notamment au recours aux armes chimiques après sept ans de conflit qui a fait plus de 400'000 victimes dans ce pays.

De nombreux autres abus sont dénoncés: des actes perpétrés par les groupes terroristes aux attaques contre le personnel et les centres de santé en passant par les violences sexuelles. Sans mentionner le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), elle demande un accès aux détenus pour les "organes internationaux de surveillance".

La Syrie a dénoncé une résolution partiale, alors que la Suisse a salué le travail de la Commission d'enquête indépendante. Dans son dernier rapport début mars, celle-ci avait ciblé pour la première fois clairement la Russie pour un possible crime de guerre. Elle attribuait aussi une attaque chimique dans la Ghouta orientale au gouvernement syrien.

Financement pour le maintien des preuves

Autre mandat prolongé, celui de la Commission des droits de l'homme au Soudan du Sud. Dans son rapport, cette institution, dont fait partie le Genevois Andrew Clapham, a dit récemment que 41 hauts responsables sud-soudanais devaient être poursuivis pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

Elle ciblait des violences sexuelles et ethniques massives. Le Conseil des droits de l'homme a aussi demandé au gouvernement de nommer un représentant spécial sur les abus sexuels et sexistes.

Concernant la situation des centaines de milliers de Rohingyas qui ont fui la Birmanie vers le Bangladesh, le mandat de la rapporteuse spéciale Yanghee Lee a également été prolongé. Mise en cause par les autorités birmanes qui demandaient son remplacement, la spécialiste sud-coréenne avait laissé entendre récemment qu'elle resterait si le Conseil prorogeait son activité.

Autre décision, le Conseil demande au secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres les ressources pour que la Mission d'établissement des faits puisse authentifier et préserver les preuves de violations contre la minorité musulmane. Mme Yanghee avait proposé récemment le lancement pour trois ans au Bangladesh, où près d'un million de Rohingyas se sont réfugiés, de ce mécanisme de l'ONU pour rassembler et préserver des preuves.

Corée du Nord ou Iran

Les Rohingyas ont été victimes de "nettoyage ethnique", selon certains hauts responsables de l'ONU. Le Haut commissaire Zeid Raad al-Hussein mentionne même de "fortes suspicions de génocide".

Par ailleurs, la Suisse s'est abstenue sur une résolution chinoise sur la "coopération mutuellement bénéfique en terme de droits de l'homme". L'ambassadeur suisse auprès de l'ONU à Genève, Valentin Zellweger, a rappelé l'attachement de Berne à la participation de la société civile aux discussions internationales sur les droits de l'homme sans qu'elle soit l'objet de "représailles".

Pékin a été accusé il y a quelques mois de s'en prendre à des ONG et des défenseurs des droits humains qui participent aux travaux du Conseil. Il y a quelques jours, son représentant a interrompu le discours d'un ancien détenu politique chinois devant l'enceinte.

Parmi les autres votes adoptés, les membres ont encore prolongé pour un an les rapporteurs spéciaux sur la Corée du Nord et sur l'Iran dont le titulaire devra être nommé après le décès récent de la Pakistanaise Asma Jahangir. Plusieurs spécialistes indépendants, comme celui sur le droit à la vie privée à l'ère numérique, ont eux aussi été prorogés mais pour trois ans.

La Suisse a notamment été suivie par les autres membres pour la reconduction du mandat de celui sur les droits de l'homme et l'environnement. Et également sur une approche liée aux droits de l'homme en terme de politique sur les drogues. Le Conseil a enfin validé la nomination de sept rapporteurs spéciaux ou autres spécialistes.

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ATS