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Zeid Raad al-Hussein a demandé à nouveau l'accès à de nombreux pays pour une évaluation des situations des droits de l'homme.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Davantage d'Etats refusent l'accès de l'ONU en matière de droits humains. Au début de la session du Conseil des droits de l'homme, le Haut Commissaire a à nouveau ciblé clairement la Syrie, pays dirigé par un médecin "soupçonné d'avoir gazé sa propre population".

Dénonçant l'émergence d'un "modèle", Zeid Raad al-Hussein a affirmé que la communauté internationale devait rester engagée sur l'"action collective". D'autant plus que plusieurs élections pourraient amener au pouvoir de "dangereux xénophobes" qui pourraient avoir un impact sur les citoyens du monde entier, a-t-il ajouté, répétant ses récentes critiques notamment contre le candidat républicain américain Donald Trump.

M. Zeid regrette une polarisation croissante des travaux du Conseil, au début de sa 33e session. Toujours plus d'Etats veulent aussi échapper à la surveillance de leur situation des droits de l'homme. Les violations "ne disparaîtront pas si un gouvernement bloque l'accès à des observateurs internationaux", a martelé M. Zeid.

Et de prévenir que "des Etats peuvent empêcher mes services d'entrer, mais ils ne nous feront pas taire". Ni le Haut Commissariat aux droits de l'homme, ni la Commission d'enquête n'ont accès à la Syrie depuis 2011.

Venezuela également ciblé

M. Zeid a à nouveau condamné "profondément" les attaques indiscriminées du régime de Bachar al-Assad contre les civils, les violences contre les centres de santé et la situation de dizaines de milliers de détenus.

Au Venezuela, le représentant du Haut Commissariat s'est vu refuser un visa. Mais le bras armé des droits de l'homme à l'ONU va continuer à suivre l'utilisation excessive de la force et les détentions arbitraires contre l'opposition vénézuélienne.

M. Zeid demande également toujours l'accès du Haut Commissariat dans le sud-est de la Turquie, mais également dans les régions contrôlées par l'Inde et le Pakistan au Cachemire.

Yémen dans les discussions

Il souhaite aussi toujours des investigations indépendantes et internationales dans les régions d'Oromia et d'Amhara en Ethiopie. De même qu'une mission d'évaluation au Mozambique après des indications de fosses communes et d'exécutions sommaires.

Sur les dossiers attendus, le Haut Commissaire ne s'est pas beaucoup étendu sur le Burundi qui fera l'objet d'une discussion le 27 septembre. Il a par ailleurs relancé son appel à une Commission d'enquête au Yémen sur laquelle les membres du Conseil devront peut-être se prononcer.

Evoquant la situation humanitaire et économique "terrible" dans ce pays, la ministre d'Etat britannique aux affaires étrangères Anelay of St Johns s'est contentée d'appeler à une reprise des discussions de paix. Londres a jusqu'ici été plutôt défavorable à une Commission d'enquête.

La ministre a en revanche fait une priorité d'un troisième mandat de membre du Conseil pour la Grande-Bretagne. Sa collègue slovène Darja Bandaž Kuret a appelé, elle, l'enceinte à se prononcer sur un cadre légal pour la situation des droits de l'homme des personnes âgées.

Deux résolutions suisses

Le rapporteur spécial pour la promotion de l'équité sur la scène internationale, Alfred de Zayas, s'est également dit favorable mardi à des référendums sur les accords d'investissement ou de libre-échange à l'avenir. Dans son rapport, il estime que la primauté des droits humains doit être établie sur les accords commerciaux.

Il souhaite que la Cour internationale de justice (CIJ) évalue le système de gestion des différends entre investisseurs et Etats. Mais aussi un instrument contraignant sur la responsabilité des entreprises.

Pour l'entrée en lice de son nouvel ambassadeur à l'ONU à Genève Valentin Zellweger, la Suisse présentera lors des trois semaines de débats une résolution sur les liens entre atrocités de masse et justice transitionnelle. Elle fait également partie des pays à l'origine d'une résolution sur les droits culturels et la protection du patrimoine culturel dans les conflits.

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ATS