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Le Conseil des droits de l'homme a condamné vendredi par 37 voix contre quatre et six abstentions la poursuite des violations graves et systématiques des droits fondamentaux en Syrie. Il a décidé de créer un mandat de rapporteur spécial pour suivre la situation dans le pays.

La résolution endosse les recommandations de la commission internationale d'enquête et transmet son rapport au secrétaire général de l'ONU et à tous les organes pertinents de l'ONU pour prendre les mesures appropriées.

La Suisse l'a approuvée, comme tous les pays occidentaux. La Russie, la Chine et Cuba s'y sont opposés. Moscou a dénoncé un texte "unilatéral et politisé" qui "sort du mandat du Conseil".

Répression en Syrie

Les autorités syriennes ont maintenu vendredi leur politique de la main de fer face aux opposants. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté contre le président Bachar al-Assad dans le centre du pays. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les rassemblements les plus importants se sont déroulés dans la région de Homs, principal foyer de la contestation anti-régime, et à Hama.

Parallèlement, des marches pro-Assad ont eu lieu dans plusieurs villes, notamment à Damas.

A Tall Kalakh, à la frontière syro-libanaise, des dizaines de personnes ont été blessées vendredi par des tirs de mitrailleuses lourdes, selon l'OSDH. La ville essuie depuis mercredi des attaques menées conjointement par l'armée, les services de sécurité et les shabiha (milices loyales au régime).

Nouvelles sanctions

L'Union européenne a formulé de nouvelles sanctions contre la Syrie. Deux ministres, des militaires, deux médias et des sociétés pétrolières figurent dans la nouvelle liste des personnalités et entités syriennes sanctionnées.

La "liste noire" touche aussi le secteur pétrolier, avec deux sociétés d'Etat chargées de l'exploitation et de l'exportation (General Petroleum Corporation, Syria Trading Oil Company), et l'entreprise commune Al Furat Petroleum Company, qui "apportent un soutien financier au régime".

ATS