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L'ONU demande 951 millions de dollars pour les réfugiés rohingyas

Le Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés Filippo Grandi et le directeur général de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) William Lacy Swing ont appelé à aider les réfugiés rohingyas et les communautés d'accueil au Bangladesh.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

L'ONU ne peut dire quand les réfugiés rohingyas pourront rentrer en Birmanie. Elle a lancé vendredi à Genève un appel pour 951 millions de dollars (environ 903 millions de francs) pour aider 1,3 million de personnes au Bangladesh jusqu'à fin de l'année.

Devant la presse, le Haut commissaire pour les réfugiés Filippo Grandi a dénoncé des marginalisations et des discriminations contre les rohingyas dans leur pays. "Nous nous approchons" du million de réfugiés au Bangladesh, alors que les pluies importantes arrivent, estime-t-il.

"La solution de la crise est en Birmanie", a répété le Haut commissaire. "La violence doit cesser" et ce pays doit "établir" des droits qu'il n'a jamais accordés à ces personnes, comme la citoyenneté. Récemment, un ministre birman avait dit à Genève que son pays n'avait pas l'intention d'attribuer "une citoyenneté automatique" à la minorité musulmane, considérée comme apatride.

Par ailleurs, des centaines de villages ont eux été détruits dans l'Etat de birman de Rakhine et des sites militaires seraient établis sur ces zones. Les discussions avec la Birmanie "n'ont pas été très fréquentes, ni très avancées, mais elles se poursuivent", admet M. Grandi. Il est "important de continuer à parler d'un retour", même s'il est "difficile" de savoir quand il aura lieu, ajoute-t-il.

Face à un "désastre naturel"

Parmi l'enveloppe demandée, qui s'ajoute à près de 500 millions demandés il y a quelques mois, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) aura besoin de plus de 180 millions de dollars. Elle veut oeuvrer dans un contexte d'augmentation des prix et d'infrastructures surchargées.

"Nous devons augmenter notre soutien aux personnes affectées, les réfugiés rohingyas et les Bangladeshis", "à un moment crucial", a expliqué le directeur général William Lacy Swing. Le "rythme" de cette situation "est sans précédent" et les besoins et les "vulnérabilités" sont considérables, selon lui.

Une assistance est prévue pour plus de 880'000 réfugiés et près de 340'000 membres des communautés d'accueil, alors que l'ONU s'attend à 80'000 nouvelles personnes dans les prochains mois.

Le camp de Kutupalong et son extension sont devenus le plus grand site de réfugiés au monde. L'OIM a relocalisé 236 familles menacées par des inondations ou d'autres difficultés. Elle a montré à près de 10'000 autres comment renforcer leurs abris. Et elle a assisté 600'000 personnes ces derniers mois.

Risque de "désastre naturel"

L'organisation a établi plusieurs kilomètres de routes ou d'accès dans le site et contribué à près de 250'000 consultations médicales. Mais des zones supplémentaires doivent être lancées, selon M. Grandi. "Cela va continuer à être un problème", admet de son côté M. Swing.

La coordinatrice de l'ONU au Bangladesh met elle en garde contre "un désastre naturel" provoqué par les êtres humains si une solution n'est pas trouvée "urgemment" pour le réaménagement du site.

Parmi les autres institutions, le Programme alimentaire mondial (PAM) demande plus de 230 millions de dollars pour apporter de la nourriture pour plus de 800'000 personnes et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) aura besoin de 113 millions pour aider plus de 700'000 personnes.

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