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L'ONU a demandé samedi au gouvernement afghan et à l'OTAN que des "mesures spéciales" soient prises lors du prochain sommet de l'OTAN à Chicago pour protéger les droits des femmes après le retrait des troupes étrangères. Nombre d'acteurs de la société civile critiquent l'utilisation peu sincère du thème par Kaboul.

L'AHRDO, une ONG afghane, dénonçait début mars le "jeu politique cynique" de Kaboul, qui épouse cette cause sans "engagement authentique" pour "continuer à recevoir" de l'aide internationale alors qu'"en pratique", "les demandes des éléments extrémistes résidant au palais présidentiel (...) l'emportent toujours".

Les droits des femmes, ou plutôt leur non-respect, serviraient notamment de monnaie d'échange au gouvernement face aux talibans, dont l'insurrection reste vivace et sanglante, malgré plus de 10 années de présence internationale et 130'000 soldats de l'Isaf, la force armée de l'OTAN, encore basés en Afghanistan.

Lier l'aide à des conditions

Le sommet de Chicago "considérera comment les engagements financiers peuvent être liés au devoir de remplir les obligations du gouvernement afghan en terme de droits humains en accord avec sa Constitution et les traités (...) ratifiés par l'Afghanistan", indique l'organisation dans un communiqué.

Pour Jan Kubis, le représentant de la mission de l'ONU en Afghanistan, "la protection spécifique des femmes doit être centrale dans les décisions prises, alors que l'armée et la police afghanes se préparent à prendre la direction des opérations de sécurité et la mission de l'OTAN".

Les membres de l'OTAN se réuniront les 20 et 21 mai à Chicago pour un sommet dont une partie importante sera consacrée à l'Afghanistan et à la transition qui s'y déroulera, tant militaire qu'économique et sociale, d'ici 2014.

ATS