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Le Haut commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad al-Hussein avait appelé dans la matinée à une commission d'enquête internationale.

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a décidé d'envoyer une commission d'enquête indépendante sur les Palestiniens tués par l'armée israélienne à Gaza. Lors de ce vote vendredi à Genève, la Suisse s'est abstenue, malgré son soutien au principe d'un tel mécanisme.

Au total, la résolution adoptée au terme d'une session spéciale demandée par la Palestine et les Emirats arabes unis a été votée par 29 pays contre 2 et 14 abstentions. Le président du Conseil des droits de l'homme Vojislav Suc devra nommer les membres de cette commission.

Israël a condamné un texte "honteux" et "politiquement motivé", "qui n'améliorera pas la situation sur le terrain". "Nous ne voyons pas la population de Gaza comme ennemie et Israël regrette profondément la perte de vies civiles", a dit l'ambassadrice Aviva Raz Shechter. Elle a toutefois ciblé la responsabilité du Hamas face au besoin de son pays de "protéger sa population" des actes du groupe radical palestinien.

Une charge contre les activistes partagée par les Etats-Unis qui rejettent toute violation des droits de l'homme contre les Palestiniens dans la bande de Gaza. Ils se sont opposés "fermement" à une résolution "hypocrite" qui montre selon eux la "panne" du Conseil. Washington avait menacé l'an dernier de se retirer de l'enceinte onusienne si elle n'était pas réformée, notamment en abandonnant la discussion systématique sur Israël.

Dizaines de victimes récemment

De son côté, la Suisse ne s'est pas exprimée pendant le débat de vendredi alors qu'elle s'était enregistrée sur la liste prévisionnelle des intervenants. Autre indication, elle fait partie des abstentionnistes. Elle avait pourtant publiquement manifesté son soutien à des investigations indépendantes au moment où le secrétaire général Antonio Guterres les avaient proposées.

Un appui répété pas plus tard que mardi par le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). La Suisse demandait aussi à Israël de "garantir un accès humanitaire rapide et sans entrave". La résolution de vendredi n'était elle "pas assez équilibrée selon son appréciation", a toutefois affirmé à l'ats un porte-parole du DFAE.

Le mécanisme d'investigation international voté porte également sur les violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire (DIH) qui pourraient avoir été perpétrées en Cisjordanie.

En près de deux mois, des dizaines de personnes ont été tuées dans les manifestations palestiniennes à Gaza. Dont plus de 60 lundi dernier, le bilan "le plus élevé en un seul jour" depuis quatre ans dans ce territoire palestinien, a relevé vendredi le Haut commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad al-Hussein. Environ 12'000 personnes ont été blessées en moins de deux mois.

"Disproportionné" selon Zeid

M. Zeid a dénoncé un usage de la force "entièrement disproportionné" par Israël qu'il accuse aussi de maintenir dans des "bidonvilles" les habitants de la bande de Gaza par son blocus. "Ceux qui sont responsables de violations doivent au final rendre des comptes", selon lui. Il a répété que des exécutions extrajudiciaires par une puissance occupante peuvent constituer des abus du DIH.

Même "un crime de guerre", a estimé de son côté le rapporteur spécial sur les territoires palestiniens Michael Lynk. Tous deux ont souligné que les actions des manifestants palestiniens dans la bande de Gaza n'ont pas semblé provoquer une "menace de mort imminente" qui justifierait le recours à la force dont a fait preuve Israël.

Des dizaines de milliers de Palestiniens de ce territoire se rassemblent depuis fin mars près de la séparation avec Israël pour la "marche du retour", 70 ans après l'arrivée des premiers réfugiés en raison des violences avec l'Etat hébreu. L'Egypte a décidé d'ouvrir sa propre frontière avec la bande de Gaza pendant le mois de ramadan.

Force internationale réclamée

Les représentants des 57 pays regroupés au sein de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), réunis à Istanbul, ont appelé vendredi à l'envoi d'"une force de protection internationale" dans les territoires palestiniens après le bain de sang de Gaza, condamnant "en les termes les plus forts les actions criminelles des forces israéliennes dans les territoires palestiniens occupés".

A l'ouverture du sommet, M. Erdogan, qui tire à boulets rouges sur Israël depuis lundi, a comparé le traitement réservé par l'Etat hébreu aux Palestiniens de Gaza à la persécution des juifs sous les nazis.

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ATS