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La mission d'observation électorale de l'ONU a conclu lundi que le scrutin présidentiel au Burundi avait globalement eu lieu dans le calme. Mais elle ajoute également qu'il n'était pas "libre, crédible et inclusif".

Dans leur rapport préliminaire publié lundi, les observateurs ont souligné que le scrutin avait été marqué par des violences et des entraves aux libertés d'expression et de la presse, dans le cadre du scrutin qui a eu lieu mardi dernier.

De même, ajoute la mission, "la liberté de la presse a fait l'objet de sévères restrictions". Elle note en particulier que "les médias publics n'ont pas assuré une couverture équilibrée aux candidats en compétition".

Le rapport note aussi que l'élection a eu lieu "dans un climat de profonde méfiance entre les partis politiques" à la suite de la décision du président sortant Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat.

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La MENUB a constaté toutefois que"les Burundais se sont rendus dans les bureaux de vote dans le calme dans la plupart des cas".

La mission "a conclu que même si le jour du scrutin était paisible et les opérations conduites d'une manière adéquate, l'environnement général n'était pas propice au déroulement d'un processus électoral libre, crédible et inclusif", dit le rapport.

La mission avait rendu le même verdict pour les précédentes élections législatives et locales organisées fin juin. Ces conclusions rejoignent celles d'autres observateurs internationaux, dont ceux de la Communauté est-africaine.

Opposant au Parlement

Selon les résultats proclamés vendredi par la Commission électorale burundaise, le président Nkurunziza a été réélu au premier tour, avec 69,41 % des voix, pour un troisième mandat que ses adversaires jugent contraire à la Constitution.

La décision fin avril du président de se porter candidat a plongé le pays dans une profonde crise politique émaillée de violences qui ont fait plus de 80 tués.

Le principal opposant burundais Agathon Rwasa a lui pris part lundi en tant que député à la première session de l'Assemblée nationale fraîchement élue. Il a dit vouloir "jouer le jeu" pour aider à sortir son pays de la crise, un choix qui provoque des remous dans l'opposition.

ATS