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L'investissement a largement diminué vers les pays développés (archives).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Un recul de 23% de l'investissement étranger direct (IED) a été constaté en 2017 dans le monde, un peu moins vers la Suisse. Une légère augmentation est attendue en 2018 mais les tensions commerciales pourraient affecter la situation, a dit l'ONU mercredi à Genève.

L'IED est passé de 1870 milliards de dollars (moins de 1850 milliards de francs) en 2016 à moins de 1500 milliards de dollars l'année suivante. Cette dépréciation est "en fort contraste" avec les autres indicateurs économiques qui se sont largement améliorés en 2017, estime la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

En janvier, des estimations avaient mentionné une diminution de 16% seulement. En revanche, elles étaient plus pessimistes pour la Suisse que la situation observée. Certes, l'investissement vers ce pays a reculé, mais de 48 milliards à 41 et non 28 comme évalué. il y a quelques mois. La Suisse est toujours au 8e rang, loin derrière les Etats-Unis où l'indicateur a diminué d'environ 40%.

"La pression baissière sur l'IED et le ralentissement dans les chaînes de valeurs mondiales sont une préoccupation importante", en particulier dans les pays en développement, affirme le secrétaire général de la CNUCED. "Il faudra un investissement dans la production, qui ralentit, pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) dans les pays les plus pauvres", ajoute Mukhisa Kituyi.

Large recul des pays développés

La politique d'investissement doit s'adapter au nouveau dispositif industriel lancé par plus de 100 Etats ces dernières années avec les nouvelles technologies. Cette baisse de l'IED en 2017 est liée en partie à une diminution de 22% de la valeur des fusions-acquisitions internationales. Les nouveaux investissements ont eux baissé de près de 15% à près de 730 milliards.

En 2018, la réforme fiscale américaine et les tensions commerciales actuelles, qui provoquent une "incertitude", pourraient affecter le dispositif des filières mondiales et l'IED, notamment vers les pays développés où celui-ci devrait s'étendre un peu. L'investissement devrait s'établir en dessous de la moyenne des dix dernières années.

La CNUCED ajoute qu'un recul dans les taux de retour sur les IED, à moins de 7% en moyenne, 1,5 point de pourcentage inférieur à la situation en 2012. Les baisses les plus importantes sur cette question sont observées en Afrique et en Amérique latine.

Le chiffre d'affaires de filiales étrangères a augmenté de 6% en 2017. Mais les actifs de production et le nombre d'employés ne s'étendent pas au même rythme et ils pourraient affecter la compétitivité des pays en développement, déplore la CNUCED. L'IED reste le principal mode de financement externe pour ces Etats, à 39% du total.

L'IED s'est déprécié de 37% vers les pays développés ou encore de 21% vers l'Afrique. Il s'est en revanche étendu vers l'Amérique latine, ajoute l'ONU.

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ATS