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Selon l'Organisation mondiale de la santé, le conflit au Yémen a fait plus de 8650 morts et quelque 58'600 blessés, dont de nombreux civils, depuis l'intervention de la coalition.

KEYSTONE/EPA/YAHYA ARHAB

(sda-ats)

Le Conseil de sécurité de l'ONU a réclamé mercredi à la coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite au Yémen la fin du blocus imposé depuis lundi à ce pays. La république est menacée de "la plus grande famine" des dernières décennies.

Lors d'une réunion à huis clos, les 15 membres du Conseil de sécurité ont exprimé "leur inquiétude" devant "la situation humanitaire catastrophique au Yémen", a indiqué le président en exercice de la plus haute instance de l'ONU, l'ambassadeur italien Sebastiano Cardi.

Ils ont souligné "l'importance de garder tous les ports et aéroports du Yémen en état de fonctionnement", a-t-il ajouté, en lisant des éléments à la presse approuvés par le Conseil de sécurité lors de sa réunion.

Peu avant, le secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires de l'ONU, Mark Lowcock, avait indiqué à des médias avoir évoqué devant le Conseil le risque de "la plus grande famine" de ces dernières décennies si le blocus imposé par Ryad n'était pas levé. Cette famine pourrait faire des "millions de victimes", a-t-il ajouté.

La fermeture des ports, aéroports et accès routiers au Yémen est le résultat d'un conflit entre l'Arabie saoudite, soutenue par les Etats-Unis, et l'Iran. La crise a été déclenchée ce week-end lorsque les rebelles houthis yéménites pro-iraniens ont tiré un missile intercepté près de Ryad, et condamné par les membres du Conseil de sécurité.

Prévenir "une catastrophe"

Mark Lowcock, qui revient d'un séjour au Yémen, a ajouté avoir réclamé la "reprise immédiate" de l'aide humanitaire à la population yéménite. Il a aussi demandé au Conseil de sécurité de s'assurer qu'il n'y ait plus à l'avenir d'entraves à l'acheminement de l'aide humanitaire venant de la coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé mercredi le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, afin de plaider pour une réouverture immédiate des ports et aéroports au Yémen, a précisé Mark Lowcock.

Quinze organisations humanitaires s'étaient insurgées mercredi contre le blocus du Yémen qui entrave les opérations humanitaires dans ce pays au bord de la famine, appelant à leur reprise "immédiate" pour prévenir une "catastrophe".

"Immenses conséquences"

La Suède, à l'origine de la convocation de la réunion du Conseil de sécurité sur la situation humanitaire au Yémen, avait mis au préalable en garde contre les "immenses conséquences" pour le peuple yéménite si le blocus imposé par Ryad perdurait.

"Le niveau de souffrances est immense. La dévastation est presque totale. 21 millions de personnes ont un besoin d'aide humanitaire urgente", a déclaré à des journalistes le représentant suédois adjoint à l'ONU, Carl Skau. "C'est la pire situation humanitaire dans le monde, sept millions de gens au bord de la famine, un enfant meurt toutes les dix minutes de maladie, presque un million de malades du choléra", a-t-il égrené.

"La situation est extrêmement grave pour les populations affectées", a renchéri l'ambassadeur français à l'ONU, François Delattre. Il faut "redonner une forte impulsion, un nouvel élan aux négociations politiques sans lesquelles il n'y a aura pas de réponse durable à la crise humanitaire", a-t-il estimé, en soulignant la nécessité de rouvrir au plus vite le port de Hodeida (ouest) et l'aéroport de Sanaa.

Des milliers de morts

La guerre au Yémen oppose depuis 2014 les forces loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi, chassées de la capitale Sanaa, aux rebelles houthis accusés d'être soutenus par l'Iran et qui se sont alliés à des unités militaires restées fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh.

En mars 2015, les forces gouvernementales ont reçu le soutien d'une coalition militaire arabe emmenée par l'Arabie saoudite et les combats et les raids aériens n'ont pas cessé depuis. Toutes les négociations et tentatives de cessez-le-feu ont échoué. Selon l'Organisation mondiale de la santé, le conflit a fait plus de 8650 morts et quelque 58'600 blessés, dont de nombreux civils, depuis l'intervention de la coalition.

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ATS