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Les négociations autour d'un nouveau projet de résolution occidental doivent débuter, selon des diplomates. Aucune date pour une mise au vote n'est encore avancée, Paris veut se donner le temps d'une "vraie négociation", selon une source diplomatique.

KEYSTONE/AP/MARY ALTAFFER

(sda-ats)

La Russie a échoué samedi à faire adopter par le Conseil de sécurité de l'ONU une résolution condamnant les frappes américaines, françaises et britanniques en Syrie. Paris, Washington et Londres ont eux remis dans la foulée un projet sur la Syrie à plusieurs facettes.

C'est la première fois qu'un texte regroupant les aspects chimique, humanitaire et politique du conflit vieux de plus de sept ans est proposé au Conseil de sécurité. Les négociations doivent débuter lundi, selon des diplomates. Aucune date pour une mise au vote n'est encore avancée, Paris qui a rédigé le texte, veut se donner le temps d'une "vraie négociation", selon une source diplomatique.

Dans le domaine chimique, le texte, obtenu par l'AFP, "condamne dans les termes les plus forts tout recours aux armes chimiques en Syrie, en particulier l'attaque du 7 avril à Douma". Il prévoit de créer "un mécanisme indépendant" d'enquête et d'attribution des responsabilités "basé sur des principes d'impartialité et de professionnalisme". Il demande enfin à la Syrie de coopérer pleinement avec l'Organisation d'interdiction des armes chimiques (OIAC).

"Cessez-le-feu"

Dans le domaine de l'aide humanitaire, le texte commence par réclamer qu'un "cessez-le-feu durable" soit instauré et que tous les Etats membres usent de leur influence pour son application. Il "exige un accès humanitaire sans restriction" partout en Syrie et la possibilité "de procéder à des évacuations médicales en fonction des besoins et des urgences".

En matière politique enfin, le projet "exige des autorités syriennes qu'elles s'engagent dans des négociations inter-syriennes de bonne foi, de manière constructive et sans préconditions" en application des dernières discussions menées à Genève le 3 mars.

Ces négociations, au point mort, doivent porter sur la gouvernance, la question constitutionnelle, les élections, le contre-terrorisme et des mesures de confiance. Le projet de texte réclame enfin au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, de rendre compte de son application dans les 15 jours suivant son adoption.

Passe d'armes

Devant le Conseil de sécurité, l'ambassadeur russe Vassily Nebenzia avait vivement dénoncé les attaques occidentales. "Vos agressions aggravent la situation humanitaire" en Syrie, a-t-il lancé, accusant Washington, Londres et Paris d'avoir "foulé au pied la charte de l'ONU".

Au final, seules la Russie, la Bolivie et la Chine ont voté pour le projet de cinq paragraphes, qui faisait part d'une "grande inquiétude" face à "l'agression" contre un Etat souverain, qui viole, selon Moscou, "le droit international et la Charte des Nations unies". Huit pays ont voté contre et quatre se sont abstenus.

Les raids, dont la menace planait depuis plusieurs jours et qui ont donné lieu à une intense coordination entre les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, ont été lancés dans la nuit de vendredi à samedi en riposte à l'attaque chimique du 7 avril à Douma imputée au régime de Bachar al-Assad.

Les cibles visées étaient un centre de recherche, de développement et de test d'armes chimiques et biologiques situé dans la banlieue de Damas, un entrepôt d'armes chimiques situé près de la ville de Homs (centre) et un site comprenant à la fois des capacités de stockage d'armes chimiques ainsi qu'un poste de commandement, également près de Homs. Il n'a pas été fait état de victimes civiles.

Versions différentes

Les raids n'ont fait "aucune victime au sein de la population civile ou de l'armée syrienne", d'après l'armée russe, dont les installations sur place ont été soigneusement évitées. Toujours selon l'armée russe, la défense antiaérienne syrienne a intercepté 71 missiles de croisière sur 103.

"La campagne de désinformation russe a déjà commencé", a démenti le Pentagone. "Nous avons frappé avec succès chaque cible", a-t-il assuré. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a aussi estimé qu'une "bonne partie de l'arsenal chimique" avait été "détruite".

Malgré ces frappes, l'armée syrienne a annoncé samedi avoir repris intégralement l'enclave rebelle dans la Ghouta orientale, près de Damas après l'évacuation des derniers insurgés de la ville de Douma, au terme d'une offensive dévastatrice de près de deux mois.

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