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Zeid Raad al-Hussein reste très attentif sur les déclarations xénophobes lancées par différentes responsables politiques dans le monde.

KEYSTONE/AP Keystone/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

L'ONU surveille attentivement les déclarations dans la campagne électorale en France. Mais le Haut Commissaire aux droits de l'homme ne fera aucun commentaire avant le résultat du second tour, a-t-il annoncé lundi à Genève.

Devant la presse, Zeid Raal al-Hussein a estimé "encourageant" le regain d'énergie des mouvements antipopulistes dans plusieurs régions du monde. Il a par le passé mis en garde à plusieurs reprises contre les discours xénophobes.

En Europe, il va suivre avec attentions les différents scrutins prévus cette année, notamment en France et en Allemagne. Le discours contre les institutions internationales et des minorités comme les migrants "préoccupe" le Haut Commissaire.

L'ONU s'exprimera "chaque fois que des candidats utilisent des termes incendiaires" qui peuvent inciter à la haine, dit-il. "Certaines remarques ne devraient pas être laissées sans commentaire", a-t-il estimé sans dire s'il avait constaté de tels problèmes dans la campagne électorale française.

Appel lancé à Trump sur les Philippines

M. Zeid ne veut pas interférer dans le processus électoral. Pour cette raison, il attendra les résultats avant de lancer d'éventuelles observations.

Le Haut Commissaire a par ailleurs constaté récemment une baisse des décrets et un "changement de la rhétorique" de Donald Trump, mais va continuer à évaluer la situation.

Après l'invitation du président américain à son homologue philippin Rodrigo Duterte à se rendre aux Etats-Unis, il souhaite également que M. Trump fasse passer un message "clair" sur "le sentiment d'inquiétude" face à la situation aux Philippines. D'autant plus que les Etats-Unis ont indiqué récemment au Conseil de sécurité de l'ONU faire des droits de l'homme une priorité.

Rodrigo Duterte a déclenché une guerre controversée contre la drogue qui a fait des milliers de tués. Critiqué par de nombreuses ONG, il a aussi admis avoir exécuté lui-même des individus dans sa région.

ATS

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