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L'ONU veut la libération de centaines d'otages au Soudan du Sud

La Haute commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachellet demande la libération des civils enlevés dans une région du Soudan du Sud (arhcives).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

L'ONU demande la libération de 900 civils enlevés ces derniers mois au Soudan du Sud par des opposants. De possibles crimes de guerre ont été perpétrés par les forces menées par trois commandants, explique un rapport publié jeudi à Genève.

Avant la signature d'un accord de paix pour tout le pays il y a un mois entre le président Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar, l'Armée populaire de libération du Soudan en opposition (SPLA-IO), menée par le second, avait intensifié ses attaques contre les civils. Au moins 28 villages et un camp de réfugiés ont été ciblés dans une région entre avril et août. Près de 25'000 personnes ont fui ces violences.

Le rapport de la Mission de l'ONU au Soudan du Sud (MINUSS) et du Haut-Commissariat aux droits de l'homme dénonce des "abus graves" des droits de l'homme et du droit international humanitaire (DIH). Outre les enlèvements, il mentionne notamment des exécutions extrajudiciaires, des viols ou encore des destructions d'habitations.

Les assauts de l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA) de M. Kiir pour contrer le groupe rebelle ont aussi "échoué" à épargner les non-combattants, dit le rapport. Celle-ci est responsable également d'exécutions extrajudiciaires et des destructions d'habitations.

Centaines de milliers de victimes

Selon des sources convergentes, des femmes et des jeunes filles enlevées par les opposants ont été alignées pour être choisies comme "épouses" par les commandants militaires. Celles qui n'ont pas été désignées ont été victimes de viols répétés d'autres membres de la SPLA-IO, ajoute le rapport.

Les jeunes hommes ont eux été contraints de s'engager dans le dispositif militaire ou ont été utilisés dans d'autres tâches. La plupart des civils enlevés "sont toujours retenus", a affirmé la Haute commissaire Michelle Bachelet. "Le SPLA-IO doit immédiatement les relâcher, avant tout les enfants", a-t-elle dit. Et d'appeler le gouvernement à faire en sorte que les responsables soient poursuivis.

Les parties à l'accord de paix doivent garantir "qu'aucune atrocité ne sera perpétrée à l'avenir", ajoute de son côté le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU dans ce pays. La MINUSS suivra étroitement tout "abus potentiel" et le rapport appelle aussi à un soutien pour les victimes.

En plusieurs années de guerre civile, la Commission des droits de l'homme sur le Soudan du Sud, dont fait partie le Genevois Andrew Clapham, a ciblé de nombreux crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Les violences auraient fait près de 400'000 victimes. Le Conseil de sécurité de l'ONU avait imposé récemment un embargo sur les armes et des sanctions contre deux responsables militaires.

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