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L'opérateur des autocars FlixBus lance un service de covoiturage

Après le train en Allemagne, FlixMobility, l'exploitant allemand des bus à bas coût FlixBus, se lance dans le convoiturage, en commençant par la France (archives). KEYSTONE/dpa/DANIEL REINHARDT sda-ats
Ce contenu a été publié le 17 décembre 2019 - 07:23
(Keystone-ATS)

Le groupe allemand FlixMobility, opérateur des autocars FlixBus, se lance dans le covoiturage moyenne et longue distance sans commission. Baptisé FlixCar, le service débute ses activités en France mardi, venant concurrencer BlaBlaCar.

"Le covoiturage est une étape assez naturelle dans notre volonté de devenir un vrai acteur de la mobilité", a exposé à l'AFP Yvan Lefranc-Morin, directeur général pour la France de la société. FlixMobility avait annoncé en juillet son lancement pour 2020, sans préciser par quel pays il commencerait.

"On a été plus vite que prévu, et pouvoir la lancer avant les fêtes de Noël c'est quelque chose qui a un intérêt, car c'est un moment où les gens se déplacent énormément, et où ce type d'offre a beaucoup de sens", a-t-il commenté.

"Il n'y a pas d'effet d'opportunité par rapport à la grève" des transports --qui pourrait se prolonger jusqu'aux fêtes--, car le projet était "calé" depuis un certain temps, a-t-il assuré.

Sans frais, ni commissions

"Mais il se trouve que ça tombe pas trop mal, car les gens ont besoin de se déplacer", a-t-il aussitôt reconnu, évoquant "un assez bon alignement des planètes".

Contrairement à son concurrent BlaBlaCar, FlixCar ne prélèvera ni commission, ni frais. Le passager ne paiera que le prix versé au conducteur, a relevé M. Lefranc-Morin.

"On veut apporter quelque chose de nouveau sur un marché qui est en fait en monopole (...) et notamment la gratuité", a-t-il remarqué.

BlaBlaCar prélève pour chaque covoiturage des frais de service compris entre 0 et 25% (avec un minimum de 1 euro). Ceux-ci "permettent à BlaBlaCar de fonctionner, tout simplement", explique la plateforme française sur son site.

Assise financière "solide"

FlixMobility "a les reins assez solides" pour s'en passer, a noté Yvan Lefranc-Morin, rappelant que le groupe avait fait une grosse levée de fonds --de plus de 500 millions de dollars selon la presse spécialisée-- en juillet.

Concrètement, le groupe veut jouer sur la complémentarité entre autocar et covoiturage, ce qui devrait lui apporter de nouveaux clients, a-t-il expliqué.

FlixMobility a lancé des lignes de trains - sous la marque FlixTrain - en Allemagne en 2018 et compte arriver sur les voies ferrées suédoises l'an prochain. Le groupe a aussi annoncé son intention de se lancer sur le marché ferroviaire des grandes lignes en France en 2021.

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