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Des milliers de Russes ont manifesté à travers le pays en criant "Poutine, tu n'es pas mon président", malgré l'arrestation de leur chef de file.

KEYSTONE/AP/DMITRI LOVETSKY

(sda-ats)

L'opposant russe Alexeï Navalny a été remis en liberté dimanche soir, a indiqué son avocate. Il avait été arrêté dimanche alors qu'il participait à Moscou à une manifestation interdite appelant au boycott de l'élection présidentielle du 18 mars.

M. Navalny a été libéré sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui, mais il devra néanmoins se présenter devant la justice à une date ultérieure, a expliqué à Reuters son avocate, Olga Mikhaïlova. Il encourt 30 jours de prison en cas d'inculpation pour violation de la législation concernant les manifestations.

Alexeï Navalny avait été interpellé quelques minutes à peine après avoir rejoint ses partisans sur la rue Tverskaïa, dans le centre de la capitale russe. Il avait été emmené de force par une dizaine de policiers dans un fourgon aux vitres fumées, selon des images diffusées par ses partisans.

"On vient de m'arrêter. Cela n'a aucune importance. Venez sur Tverskaïa. Vous n'êtes pas venus ici pour moi, mais pour vous et votre avenir", a-t-il écrit sur Twitter. "L'arrestation d'une seule personne n'a pas d'importance si nous sommes nombreux." "Combien d'années encore voulez-vous vivre avec ces voleurs, ces réactionnaires et ces brutes?", a-t-il ajouté dans une vidéo.

A Moscou, près de 4000 personnes, selon les estimations de l'AFP (un millier selon un communiqué de la police), étaient rassemblées au centre-ville, entouré d'un dispositif policier impressionnant.

"Devoir accompli"

La manifestation s'est achevée en milieu d'après-midi, a annoncé l'équipe d'Alexeï Navalny sur Twitter et Youtube. "Vous avez le droit moral de rentrer chez vous avec le sentiment du devoir accompli", a-t-elle déclaré. Une petite centaine de manifestants continuaient, malgré tout, à Moscou à crier des slogans contre le Kremlin et la corruption devant le siège du gouvernement.

A Saint-Pétersbourg, quelque 1500 manifestants ont scandé "La Russie sans Poutine" ou encore "Un, deux, trois, Poutine, tu t'en vas", encerclés, eux aussi, par d'importants effectifs policiers, avant de se disperser.

Des milliers de manifestants (3500 selon la police) se sont également réunis dans près de 120 villes de province, dont Nijni-Novgorod, Tcheboksari (Russie centrale), Tomsk (Sibérie) ou encore à Iakoutsk (Extrême-Orient), malgré une température de -45°C. Selon l'ONG russe OVD-Info, au moins 257 militants ont été arrêtés dans tout le pays au cours de ces manifestations.

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ATS