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Kem Sokha, dirigeant de la principale force d'opposition au Cambodge, a salué les progrès de son parti aux élections municipales (archives).

KEYSTONE/AP/HENG SINITH

(sda-ats)

L'opposition a réalisé une percée aux élections municipales organisées début juin au Cambodge, selon les résultats officiels publiés dimanche. Un résultat inquiétant pour l'homme fort du pays, Hun Sen qui est au pouvoir depuis la chute des Khmers rouges.

Plus de sept millions de Cambodgiens ont participé au scrutin du 4 juin, vu comme un test de popularité pour Hun Sen avant des législatives en 2018. Selon les résultats publiés par la Commission électorale nationale, la formation au pouvoir (Parti du peuple cambodgien, CPP) l'a emporté dans 1156 communes sur les 1646 que compte le pays.

Mais la principale force d'opposition (Parti du sauvetage national du Cambodge, CNRP) a gagné 489 communes, contre 40 lors des précédentes municipales, il y a cinq ans. Le CPP a obtenu 51% des voix contre 44% au CNRP.

Menace de "guerre civile"

Hun Sen, ex-combattant Khmer rouge et Premier ministre depuis 1985, habitué des déclarations fracassantes et des menaces, a récemment prévenu qu'il y aurait "la guerre civile" si le CPP perdait le pouvoir aux prochaines législatives.

Kem Sokha, dirigeant du CNRP, a salué les avancées de l'opposition, prélude selon lui à une victoire en 2018. "Nous avons avancé pas à pas jusqu'ici, et nous avancerons encore pour le bonheur et le progrès. Il n'y aura pas de guerre", a-t-il déclaré.

Le parti au pouvoir s'est déclaré confiant. Sok Eysan, un porte-parole, a estimé que le CPP remporterait 71 sièges sur 123 à l'Assemblée nationale.

Le Premier ministre avait conseillé mercredi à ses opposants de "préparer leurs cercueils", se disant prêt à "éliminer 100 ou 200 personnes" pour assurer la stabilité du Cambodge.

ATS