Toute l'actu en bref

Les opposants à la ligne aérienne à très haute tension entre Chamoson (VS) et Chippis (VS) ont manifesté mardi soir à Chippis en faveur de l'enfouissement de cette ligne. Plusieurs centaines de personnes ont répondu à l'appel de l'association THT Valais.

ats

(sda-ats)

Les opposants au projet de ligne aérienne à très haute tension (THT) entre Chamoson (VS) et Chippis (VS) se sont mobilisés mardi soir à Chippis. Plusieurs centaines de personnes ont défilé pour donner un signal contre ce projet.

La mobilisation a surpris jusqu'au président de l'association THT Valais Marcel Bayard. "On n'attendait pas autant de monde. Avec 200 personnes nous aurions été contents", a-t-il déclaré à l'ats à l'issue de la manifestation. Or, plus du double de participants étaient présents, a constaté l'ats sur place.

Porteur du projet, la société Swissgrid propose à la population valaisanne trois soirées d'information sur le projet. La première a eu lieu mardi à Chippis, date choisie par les opposants pour manifester. Mais il n'y aura pas une manifestation à chaque présentation de Swissgrid, précise Marcel Bayard.

Un message

"L'important est d'envoyer un message aux politiques", précise M.Bayard. La pression doit être maintenue pour qu'au final la ligne soit enfouie et non aérienne.

Les opposants ont défilé durant une demi-heure dans les rues de Chippis pour terminer leur parcours dans la cour de l'école. L'endroit est symbolique. Un des pylônes du projet est prévu à proximité d'une école à Grône, déclenchant une vague de protestation de la part des parents des élèves.

A la demande du président de l'association, les participants ont respecté une minute de silence avant de procéder à un lâcher de ballons blancs. Ils ont ensuite entonné une chanson de protestation au refrain clair: "pas de pylône chez nous".

La semaine dernière, le Conseil national a adopté l'enfouissement des lignes à haute tension si cela ne coûte pas plus de trois fois plus cher que des lignes aériennes. La loi sur les réseaux électriques retourne toutefois au Conseil des Etats, et rien ne dit qu'elle puisse s'appliquer, le cas échéant, à la THT Chamoson-Chippis.

ATS

 Toute l'actu en bref