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Les habitants de Tachkent sont venus assister au passage du corbillard qui transporte le chef d'Etat défunt. Il a été inhumé à Samarcande, sa ville natale.

KEYSTONE/AP

(sda-ats)

L'Ouzbékistan a enterré samedi son président Islam Karimov, mort vendredi à 78 ans d'une hémorragie cérébrale. Il avait dirigé d'une main de fer pendant plus de 25 ans le pays le plus peuplé d'Asie centrale, sourd aux critiques des Occidentaux.

La dépouille du président ouzbek a été inhumée samedi à Samarcande. Des milliers d'Ouzbeks s'étaient rassemblés dès l'aube sur la principale avenue de Tachkent pour saluer le cortège transportant la dépouille du défunt chef de l'Etat.

Son corps a été transporté en avion à Samarcande, sa ville natale située à 300 km au sud-ouest de Tachkent, où il a été mis en terre en présence de centaines d'hommes, dont certains étaient en larmes, ont dit à Reuters deux participants à la cérémonie. Parmi les invités officiels figuraient le premier ministre russe Dmitri Medvedev, ainsi que le président tadjik Emomali Rakhmon et premier ministre kazakh Karim Maximov.

Incertitudes sur la succession

Islam Karimov, qui a dirigé l'Ouzbékistan d'une main de fer pendant 27 ans, n'a pas désigné de successeur. Les modalités de la transition devraient être réglées en petit comité par des caciques du pouvoir et par sa famille.

Le premier ministre Chavkat Mirziyoïev, 59 ans, a été chargé de superviser les funérailles, ce qui lui confère le statut de favori pour devenir le prochain chef de l'Etat. Pendant les funérailles, il était assis au premier rang, près du cercueil, un privilège également accordé au ministre des Finances Roustam Azimov, 57 ans.

Selon les experts, deux autres hommes sont également pressentis, le ministre des Finances justement et le puissant chef de la sécurité Roustam Inoyatov. Ce dernier est considéré comme l'un des responsables de la mort de 300 à 500 manifestants pendant une manifestation à Andijan en 2005 réprimée par les forces de l'ordre.

Faute d'accord sur la succession de M. Karimov, le pays pourrait traverser une période de turbulences alors qu'il est déjà ciblé par des combattants islamistes. L'Ouzbékistan n'a connu qu'un seul dirigeant depuis son indépendance après la dislocation de l'Union soviétique, en 1991.

Les Ouzbeks ont longtemps pensé que le pouvoir resterait entre les mains de la famille Karimov à la mort du patriarche. Mais sa fille Goulnara, pressentie pour lui succéder, est tombée en disgrâce il y a deux ans et elle n'était pas visible samedi dans le cortège funéraire.

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