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L'UDC Jacques Nicolet a pesé de tout son poids dans la décision des délégués réunis lundi soir à Bussigny-près-Lausanne (VD).

Keystone/LAURENT GILLIERON

(sda-ats)

L'UDC a changé son fusil d'épaule. Malgré quelques réticences, il a accepté lundi soir de s'allier avec les Vert'libéraux pour le deuxième tour de l'élection au Conseil d'Etat vaudois. Jacques Nicolet devrait figurer sur la même liste qu'Isabelle Chevalley.

L'UDC a fait lundi soir le choix de la raison, mais pas de gaieté de coeur. Plusieurs délégués ont fait part de leurs doutes, craignant de "se renier" ou de "passer pour des guignols".

En décembre, l'UDC avait clairement refusé cette grande alliance de droite réunissant PLR, UDC et Vert'libéraux. Désormais, les circonstances ont changé. Pour un deuxième tour, il faut rouver une assise plus large.

Les UDC ont convenu de râtisser large pour espérer gagner un siège au Conseil d'Etat le 21 mai prochain, et reprendre ainsi la majorité de droite au Conseil d'Etat. Ils ont accepté l'alliance avec les Vert'libéraux par 110 voix contre 2 et 17 abstentions. Il reviendra aux Vert'libéraux de désigner leur candidat, selon toute vraisemblance la conseillère nationale Isabelle Chevalley.

L'UDC est la troisième force politique de ce canton. Le parti a droit à un conseiller d'Etat, a lancé Philippe Jobin, chef de groupe au Grand Conseil, devant les délégués réunis à Bussigny (VD).

Le conseiller national Jacques Nicolet a pesé de tout son poids dans la discussion. L'UDC a décidé d'aller "chercher au centre les 7000 voix manquantes pour passer l'épaule", a-t-il dit. "La solution ne doit pas être plaisante, mais efficace. On veut une stratégie gagnante."

Philippe Leuba pour convaincre

Le conseiller d'Etat PLR Philippe Leuba, réélu dimanche, est intervenu avec force à la tribune pour convaincre les réticents. "La victoire est possible, ce n'est pas simplement un slogan. Nous avons la chance de gagner. Et c'est ensemble que nous gagnerons. Laissons de côté les divergences de vue. Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise", a-t-il lancé.

"Il est important de mobiliser l'électorat PLR", a renchéri Jacques Nicolet. "Pas sûr que cet électorat se mobilise sur mon seul nom", a-t-il ajouté. "Deux candidats, cela permet d'équilibrer les débats et les votes." Dimanche soir, l'option de lancer un quatrième PLR a été évoquée, mais elle a été écartée.

ATS

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