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Pour le chef démissionnaire du groupe parlementaire UDC Adrian Amstutz, une variante à moins de 40 avions de combat représenterait un "danger public" (archives).

KEYSTONE/OLIVIER MAIRE

(sda-ats)

L'UDC est favorable à l'achat de 55 avions de combat, ou au moins de 40. "La sécurité ne tolère pas de demi-mesures", a dit le chef démissionnaire du groupe parlementaire UDC Adrian Amstutz dans un entretien publié mardi par la Neue Zürcher Zeitung.

Le groupe d'experts pour l'acquisition de nouveaux avions de combat a proposé fin mai quatre variantes, prévoyant entre 20 et 70 appareils. Avec les deux variantes minimales, les habitants de la Suisse ne pourraient pas être protégés efficacement, estime le conseiller national bernois Adrian Amstutz.

"L'UDC est pour une variante efficace avec 55, ou au moins 40 nouveaux avions de combat", a précisé l'élu. Le parti ne soutient l'option à 40 jets que si le nouveau système de défense sol-air peut compenser entièrement la faille de sécurité. "Toute autre solution représente un danger public."

Quatre variantes

La variante la plus onéreuse mise en discussion par les experts, d'un coût de 15 à 18 milliards de francs, prévoit l'acquisition de 55 à 70 avions, couplés à un système de défense sol-air.

Pour 9 milliards de francs, le groupe d'experts propose l'achat de 40 nouveaux avions et d'un système de défense sol-air qui pourrait couvrir une surface grande comme le Plateau. Mais les troupes au sol et les ouvrages importants ne seraient protégés que de manière partielle.

La troisième version prévoit l'achat de 30 aéronefs et d'un système de défense sol-air étendu. Coût: entre 8 et 8,5 milliards de francs. Ce projet a obtenu une majorité des voix auprès du groupe d'accompagnement, formé de représentants des quatre partis gouvernementaux, de l'industrie et de l'armée et du Département fédéral de la défense.

Quant à la variante minimale, elle est la seule qui n'implique pas la fin des F/A-18. Leur durée d'utilisation serait prolongée et seuls 20 nouveaux avions seraient achetés, couplés à un système sol-air plus simple, pour un coût de 5 milliards.

Défense sol-air

Adrian Amstutz soutient par ailleurs la décision, en mars 2016, du ministre de la défense Guy Parmelin de geler le projet de défense sol-air 2020 (DSA 2020). Cette décision ferme était importante, selon M. Amstutz. Les commissions de gestion du Parlement ont au contraire critiqué la décision de M. Parmelin. Elles ont clos leurs investigations en septembre, après qu'un nouveau projet de défense sol-air a été relancé.

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ATS