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L'UDC campe sur ses positions concernant la réforme de l'asile: si l’assistance juridique gratuite pour les requérants n'est pas supprimée du projet de révision de loi, elle lancera un référendum, menace son président Toni Brunner.

"Un avocat gratuit pour les requérants d'asile ne pourra jamais être institué tant que nous serons là", tonne-t-il dans le journal alémanique Zentralschweiz am Sonntag. Selon lui, cette mesure ne ferait que prolonger le processus. De plus, c'est injuste par rapport aux Suisses qui doivent payer leur avocat eux-mêmes.

D'après le Conseil fédéral, la réforme devrait améliorer le problème des longues procédures d'asile, inefficaces et inhumaines. Et pour garantir l'équité de la procédure, les requérants d'asile auront droit à un conseil et une représentation juridiques gratuits.

L'UDC conteste ce droit qui selon elle risque de créer une explosion des recours et des coûts. A Zurich, dans le centre qui teste la procédure accélérée depuis plus d'une année, le nombre de recours est pourtant resté limité, d'après la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga, en charge du dossier.

"Bien sûr, en ce moment l'industrie de l'asile doit prétendre avoir atteint les buts avec la réforme. Mais si la loi entre en vigueur, cela va vite changer", argue Toni Brunner. Pour l'heure, le Conseil des Etats a donné son feu vert en juin. Le National doit encore se prononcer.

Dans la foulée, le conseiller national st-gallois a appelé la Suisse à conclure un accord avec l'Erythrée. "Le pays devrait reprendre ses citoyens et garantir leur sécurité en contrepartie". Depuis plusieurs années, ce pays d'Afrique de l'Est occupe le haut du classement des pays d'origine des demandeurs d'asile.

ATS