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Philippe Ducommun est le candidat de l'UDC pour la présidence du Conseil communal de Lausanne. Une présidence également convoitée par les dissidents du groupe, les libéraux-conservateurs.

KEYSTONE/CHRISTIAN BRUN

(sda-ats)

L'UDC lausannoise maintient la candidature de Philippe Ducommun à la présidence du Conseil communal. Face à lui: Valentin Christe. Le jeune homme est issu des rangs des dissidents de l'UDC, les libéraux-conservateurs. Verdict mardi.

A qui doit revenir le poste, visiblement très convoité à droite, de président du Conseil communal de Lausanne? Pour l'UDC Lausanne, pas de doute. Le tour est venu pour son membre, député et actuel vice-président du plénum, Philippe Ducommun, de monter tout en haut du perchoir.

"Il a été 2e vice-président, puis 1er vice-président. Il y a une règle d'équité, de logique", a estimé vendredi devant la presse, Jacques Nicolet, président de l'UDC Vaud. Le parti en appelle "au bon fonctionnement des institutions".

Mais les libéraux-conservateurs l'ont déjà fait savoir, ils ne l'entendent pas de cette oreille. Ils ont choisi leur poulain pour briguer la présidence du plénum, Valentin Christe, étudiant en droit et conseiller communal réélu en février dernier. Et ils ont leurs chances.

Supériorité numérique

Groupe créé après l'affaire des affiches et l'exclusion de Claude-Alain Voiblet de l'UDC Vaud, les libéraux-conservateurs réunissent sept élus. L'UDC en compte, elle, cinq.

Au plénum, une règle veut que les cinq plus grandes formations occupent à tour de rôle la présidence du législatif. Le tournus commence par la plus petite des cinq, en l'occurrence les libéraux-conservateurs.

Amer

Pour Philippe Ducommun, la pilule est dure à avaler. "J'ai de la peine à accepter leur dissidence et à accepter qu'ils présentent quelqu'un à la présidence", reconnaît le policier. "Je revendique cette fonction par rapport au parcours que j'ai accompli".

Droit comme un i, l'homme n'est pourtant sûr de rien. "Je sais que cette présidence n'est pas assurée", glisse-t-il. Un avis partagé par le président cantonal. "Ce sera certainement une élection chahutée mais j'en appelle à jouer le jeu de la loyauté".

L'élection du nouveau président est prévue le mardi 28 juin par le législatif. S'il n'est pas élu, Philippe Ducommun annonce qu'il restera au Conseil communal mais il prévient: "J'aurai peut-être un taux d'absentéisme plus élevé la première année".

ATS