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L'UDC se battra mercredi pour un deuxième siège au Conseil fédéral au nom de la concordance. Réunis samedi à la caserne de Chamblon (VD), les délégués du parti ont adopté un manifeste appelant les autres formations à "rétablir un système qui a fait ses preuves".

"Il est plus important que jamais que les quatre principaux partis soient représentés au gouvernement, alors que des turbulences économiques se profilent à l'horizon", affirme le texte. Les quelque 520 personnes présentes l'ont adopté à l'unanimité.

Le principe de concordance - appliqué entre 1959 et 1999, puis entre 2003 et 2007 - implique deux sièges au Conseil fédéral pour les trois plus grands partis et un pour le quatrième. "Les autres partis étaient d'accord avec ce principe tant que l'UDC était le quatrième parti", a ironisé à la tribune Christoph Blocher.

L'UDC a présenté le candidat jugé le plus acceptable par les autres partis, Bruno Zuppiger, a relevé Christoph Blocher. Les révélations sur son passé ont obligé le parti à le remplacer. "Une telle chose ne devrait pas arriver", a admis l'ancien conseiller fédéral.

Siège du PS aussi menacé

"Si nous avions su la vérité avant, nous n'aurions pas présenté ce candidat". Remplaçant de M. Zuppiger sur le ticket UDC aux côtés de Jean-François Rime, le président du Conseil national Hansjörg Walter est le deuxième candidat le plus acceptable pour les autres partis, a poursuivi M. Blocher. Il a failli être élu à la place d'Ueli Maurer, alors qu'il n'était pas candidat.

Si M. Walter n'est pas élu mercredi, "ce sera la preuve que les autres partis ne veulent pas donner un second siège au premier parti de Suisse", a conclu Christoph Blocher. L'UDC devra alors "discuter sérieusement de son rôle au Conseil fédéral lors de la prochaine assemblée des délégués le 28 janvier", a averti le président Toni Brunner.

A la radio alémanique samedi, ce dernier n'a pas non plus exclu une attaque du siège socialiste vacant si la candidature UDC échoue face à la conseillère fédérale PBD Eveline Widmer-Schlumpf.

ATS