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La Commission européenne a dénoncé la décision du gouvernement israélien de geler l'équivalent de 127 millions de francs de taxes collectées pour l'Autorité palestinienne, soit la moitié du budget palestinien. De son côté la France a mis en garde les Palestiniens contre un engrenage à l'ONU.

La décision du gouvernement israélien prise en riposte à la demande palestinienne d'adhésion à la Cour pénale internationale (CPI), "va à l'encontre des obligations d'Israël au regard du protocole de Paris", signé en 1994 et portant sur les relations économiques entre Israël et les Territoires palestiniens, a réagi dans un communiqué la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

"Une Autorité palestinienne efficace, engagée en faveur de la non-violence et d'une résolution pacifique du conflit, est un élément-clé d'une solution à deux Etats", a-t-elle insisté.

"A cet égard, l'UE apporte un soutien considérable, y compris sous forme d'une assistance financière, pour permettre de bâtir les institutions et les infrastructures d'un futur Etat palestinien. Ces réalisations ne devraient pas être remises en cause par le non-respect des obligations concernant le transfert diligent et efficace des taxes et droits de douane" par Israël à l'Autorité palestinienne, a-t-elle ajouté.

Israël a gelé samedi le versement de plus de 500 millions de shekels (127 millions de francs) de taxes collectées pour le compte de l'Autorité palestinienne. Ces taxes, qui lui sont reversées chaque mois, représentent près de la moitié du budget palestinien.

Mise en garde

Plus tard dans la journée, la France a mis en garde les Palestiniens contre toute logique d'engrenage. Paris réagissait à une déclaration du président Mahmoud Abbas qui dimanche a déclaré qu'il envisage de soumettre de nouveau à l'ONU une résolution appelant à la création d'un Etat palestinien.

"Nous allons avoir des contacts avec les Palestiniens qui ont salué la position de la France (d'avoir voté en faveur d'une première résolution en décembre, NDLR.) mais nous voulons être bien au clair sur quelle est la démarche et l'objectif qu'ils poursuivent", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius à des journalistes.

"Logique d'engrenage"

"Nous sommes contre (une) logique de l'engrenage", a-t-il poursuivi. "Autant les Palestiniens ont parfaitement le droit de faire bouger le statu quo, autant il faut essayer de trouver une solution de consensus. A partir du moment où on se lance dans cet engrenage, on aboutit à des résultats qu'on n'a pas souhaités de part et d'autre."

En décembre, une première résolution, qui prévoyait notamment un accord de paix d'ici douze mois et le retrait israélien des territoires occupés avant fin 2017, avait été rejetée.

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ATS