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Bruxelles - L'ambitieux projet visant à doter l'Union européenne d'une politique commune d'asile en 2012 risque de rester lettre morte. Lors d'une réunion informelle jeudi à Bruxelles à laquelle assistait Eveline Widmer-Schlumpf, les ministres des différents pays ont fait étalage de leurs divergences.
Au coeur des désaccords figure la question de la solidarité entre les Etats pour la prise en charge des nombreux demandeurs d'asile qui frappent chaque année aux portes de l'Europe, a expliqué le secrétaire d'Etat belge chargé des dossiers d'immigration, Melchior Wathelet. Il s'exprimait devant la presse à l'issue de la réunion.
Actuellement, il revient au pays où est arrivé un migrant de traiter sa demande d'asile et de décider si elle est recevable ou non. Or cette disposition a conduit certains Etats comme l'Espagne, l'Italie, la Grèce et Malte, qui sont de part leur situation géographique des portes d'entrées de l'immigration africaine, à être totalement débordés par les demandes.
A l'occasion de la révision de cinq directives ainsi que de l'accord de Dublin, destiné à simplifier les procédures d'asile et auquel participe la Suisse depuis le 12 décembre 2008, ces Etats ont demandé davantage de solidarité des autres pays membres pour la prise en charge des demandeurs d'asile. Or une vingtaine d'Etat s'y opposent.
Compromis difficile à trouverAu centre des divergences figure en particulier la proposition de compromis de la commission européenne sur le principe de reprise des requérants par les Etats où ils ont déposé leur première demande d'asile. L'UE aimerait permettre à ces pays de suspendre ces transferts pour des raisons exceptionnelles.
Cette idée a été contestée par une majorité des Etats, a indiqué à l'issue de la rencontre la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf. Selon elle, il faudrait davantage aider ces pays à leurs frontières extérieures, par exemple en les soutenant dans les procédures ou dans la mise en place d'hébergements.
Pour la ministre suisse de justice et police, il est clair que "le mécanisme de suspension ne constitue pas une solution, le principe de reprise des requérants étant une partie importante de l'accord de Dublin". Avec une telle exception, tout le système serait remis en question, a-t-elle ajouté.

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ATS