Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Lors d'une conférence de presse, Jean-Claude Juncker a dit au président ukrainien Petro Porochenko qu'"il faudra intensifier, comme vous le faites mais parfois insuffisamment, la lutte contre la corruption".

KEYSTONE/EPA/SERGEY DOLZHENKO

(sda-ats)

Les dirigeants de l'Union européenne ont appelé jeudi les autorités ukrainiennes à accélérer la lutte contre la corruption lors d'un sommet à Kiev. Deux jours après la ratification par les 28 d'un accord d'association avec l'Ukraine.

"La corruption est un des plus grands problèmes de l'Ukraine", a souligné le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

"Il faudra intensifier, comme vous le faites mais parfois insuffisamment, la lutte contre la corruption", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse avec le président ukrainien Petro Porochenko, estimant que c'est un "enjeu essentiel".

"Il s'agit de la réputation de cette grande nation", a encore déclaré M. Juncker, accompagné en Ukraine par le président du Conseil européen, Donald Tusk.

Eventuelle adhésion

Cette visite à Kiev intervient deux jours après la ratification par l'UE d'un accord d'association avec l'Ukraine. Conclu en 2014, au moment où les relations avec la Russie étaient au plus bas, il entrera en vigueur le 1er septembre.

Ce type de traité est souvent vu comme un prélude à une éventuelle adhésion, ardemment souhaitée par les autorités ukrainiennes actuelles. "Il est important de commencer dès aujourd'hui à préparer une feuille de route pour atteindre nos aspirations", a déclaré le président ukrainien Petro Porochenko lors de la conférence de presse.

Malgré certains progrès, comme l'adoption l'an passé d'une réforme du système judiciaire visant à le rendre plus conforme aux pratiques européennes, Kiev est très critiqué pour la lenteur de ses efforts contre la corruption.

De nombreux réformateurs ont démissionné ces derniers mois pour protester contre le manque de progrès en la matière et l'absence de bonne volonté des autorités, arrivées au pouvoir à la faveur du mouvement pro-européen du Maïdan en février 2014.

ATS