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Alors que l'UE prolongeait des sanctions contre la Crimée annexée, Vladimir Poutine recevait le chef du gouvernement italien Matteo Renzi au Forum économique de Saint-Petersbourg.

KEYSTONE/EPA/SERGEY CHIRIKOV

(sda-ats)

L'Union européenne (UE) a officiellement prolongé d'un an vendredi ses sanctions décidées après l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014. Ces mesures interdisent les investissements et importations vers l'UE de produits de la péninsule.

La décision de cette prolongation jusqu'au 23 juin 2017, qui était attendue, a été prise lors d'un Conseil de l'UE, réunissant des représentants des Etats membres, a indiqué le Conseil dans un communiqué. "Les mesures s'appliquent aux ressortissants de l'UE et aux entreprises établies dans l'UE. Elles sont limitées au territoire de la Crimée et de Sébastopol", écrit le Conseil.

Ces sanctions concernent notamment "l'importation de produits originaires de Crimée ou de Sébastopol dans l'UE" et "les investissements en Crimée ou à Sébastopol". Aucun Européen ni aucune société établie dans l'UE ne peut ainsi y acquérir des biens immobiliers ou y financer des sociétés.

Les services liés aux activités touristiques en Crimée ou à Sébastopol comme les navires de croisière européens "ne peuvent pas faire escale dans les ports de la péninsule de Crimée, sauf en cas d'urgence". Est également concernée "l'exportation de certains biens et technologies destinés à des sociétés de Crimée ou à être utilisés en Crimée".

L'UE a récemment rappelé qu'elle ne reconnaissait pas "l'annexion illégale de la Crimée et de Sébastopol par la Fédération de Russie".

Un froid sans précédent

Les 28 Etats membres de l'UE s'apprêtent par ailleurs à reconduire la semaine prochaine les lourdes sanctions économiques décrétées contre la Russie en raison de son implication présumée dans le conflit ukrainien, selon plusieurs diplomates.

La prolongation de ces sanctions qui ont jeté un froid sans précédent entre Bruxelles et Moscou depuis l'été 2014, pour une période de six mois, devrait être décidée mardi au niveau des ambassadeurs, puis formellement entérinée lors d'une réunion ministérielle à Luxembourg le 24 juin.

Poutine "pas rancunier"

Etonnamment, le président russe Vladimir Poutine a fait le même jour des déclarations plutôt bienveillantes envers les Européens. "Nous ne sommes pas rancuniers et nous sommes prêts à faire un pas vers nos partenaires européens", a-t-il déclaré au Forum économique international de Saint-Pétersbourg. "Mais cela ne peut être, bien entendu, à sens unique", a-t-il ajouté.

La veille, à ce même forum, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait douché les espoirs d'une levée rapide des sanctions.

Mais le président russe a aussi mis en garde contre une nouvelle Guerre froide. "Si nous continuons à suivre une telle logique, en aggravant la situation et en multipliant les efforts pour se faire peur, alors à un moment ou à un autre, nous aurons la Guerre froide", a-t-il déclaré.

Renzi critique les sanctions

Dans une Russie plongée dans une profonde récession, le Forum de Saint-Pétersbourg se veut une vitrine des promesses que présente l'économie russe pour les investisseurs étrangers. Il accueillait vendredi le Premier ministre italien Matteo Renzi.

Ce dernier, venu à la tête d'une importante délégation pour signer des accords commerciaux, a souligné sa volonté de "renforcer" les liens des pays membres de l'UE, notamment de l'Italie, avec la Russie. M. Renzi est critique des sanctions européennes, qui ont contribué à plonger la Russie en récession avec l'effondrement des prix du pétrole, source de revenus vitale pour Moscou.

ATS