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La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini a annoncé lundi qu'elle se rendrait à Washington début novembre pour plaider en faveur du maintien de l'accord nucléaire,

KEYSTONE/EPA/JULIEN WARNAND

(sda-ats)

L'Union européenne a réaffirmé lundi son soutien à l'accord de juillet 2015 sur le nucléaire iranien. Cela malgré la décision de Donald Trump, vendredi dernier, de ne pas certifier le respect par Téhéran de cet accord international.

Les ministres européens des Affaires étrangères, réunis à Luxembourg, ont également exhorté le Congrès étasunien à ne pas réimposer de sanctions à l'Iran.

Ils ont souligné qu'une faillite de l'accord de Vienne, qui a été soutenu par le Conseil de sécurité de l'ONU, pourrait avoir de graves conséquences pour la paix au Moyen-Orient et risquait de compliquer les efforts en vue de contrôler les ambitions nucléaires de la Corée du Nord.

Donald Trump a porté un coup sévère à l'accord international sur le programme nucléaire iranien en annonçant vendredi son refus de certifier que Téhéran le respecte, au risque de s'isoler des autres signataires.

Dans un revirement stratégique attendu, le président des Etats-Unis a en outre annoncé son intention d'adopter une attitude globalement beaucoup plus ferme à l'égard de la République islamique.

Mogherini à Washington

La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini a annoncé lundi qu'elle se rendrait à Washington début novembre pour plaider en faveur du maintien de l'accord nucléaire, "un accord qui fonctionne et dont nous avons besoin pour notre sécurité".

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui mène les inspections sur les sites nucléaires iraniens, "n'a jamais constaté le moindre manquement à l'accord" de la part de Téhéran, a ajouté Mme Mogherini, qui a présidé les longues négociations entre les grandes puissances et l'Iran ayant permis d'aboutir à ce compromis historique en juillet 2015.

Peur d'une confrontation militaire

"Nous, Européens, sommes très inquiets, car la décision du président américain pourrait nous ramener dans une confrontation militaire avec l'Iran", a déclaré le chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel. Pour son homologue français, Jean-Yves le Drian, "un acte de rupture serait extrêmement dommageable". Le ministre français a souhaité que l'UE "fasse pression sur le Congrès" étasunien.

Les ministres des Affaires étrangères se sont également dit "clairement inquiets" du fait que le débat américain sur l'accord iranien "pourrait avoir un impact négatif sur la possibilité d'ouvrir des négociations" avec Pyongyang, a insisté Mme Mogherini.

Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont par ailleurs adopté de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord, en réponse à son essai d'une bombe nucléaire début septembre. Ces mesures visent à "renforcer la pression déjà exercée sur la Corée du Nord, afin que celle-ci respecte ses obligations", a indiqué le Conseil de l'UE, dans un communiqué.

Donald Trump effectuera en novembre sa première tournée en Asie. Il s'exprimera devant l'Assemblée nationale sud-coréenne pour appeler la communauté internationale à augmenter la pression sur la Corée du Nord, a annoncé lundi la Maison Blanche.

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ATS