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Nestlé est épinglé par l'Union internationale des travailleurs de l'alimentation (UITA) en lien avec ses activités en Indonésie. En marge d'un congrès à Genève, l'organisation accuse le groupe vaudois d'y avoir licencié abusivement 53 syndicalistes et exige leur réintégration.

Nestlé n'est pas d'accord de les réintégrer malgré une nouvelle requête formulée ces jours, a indiqué Ron Oswald, secrétaire général de l'UITA, vendredi sur les ondes de la radio publique RTS. Les affiliés de l'UITA ont apporté lors du congrès genevois plus de 60'000 francs pour venir en aide financière aux 53 syndicalistes.

La campagne de l'UITA s'intéresse à des faits remontant à octobre dernier. Selon la centrale, les 53 personnes concernées, membres d'un syndicat affilié à l'UITA, ont été licenciées dans l'usine de Panjang, après la signature d'un accord avec Nestlé pour mettre fin à une grève causée par l'impasse dans les négociations.

Conformité avec le droit indonésien

Contacté par l'ats, Nestlé dit "regretter la décision de l'UITA de réactiver sa campagne" à son encontre, suite à l'échec des pourparlers. "Nous continuons à explorer d'autres voies pour trouver un accord. Malheureusement, cela n'a pas été possible jusqu'ici", précisé le porte-parole Philippe Aeschlimann.

Nestlé rappelle avoir agi en conformité avec le droit indonésien. La multinationale veveysanne relève que les 25 collaborateurs qui ont décidé de retourner au travail dans les délais prévus par la loi sont toujours employés par la société. Elle signale en outre chercher à soigner ses relations avec les syndicats indigènes.

Outre l'alimentation, l'UITA embrasse les domaines de l'agriculture, de l'hôtellerie-restauration, du catering et du tabac. Elle réunit 389 organisations affiliées dans 120 pays, qui représentent quelque 2,6 millions de membres.

ATS