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L'ultimatum posé par la Ligue arabe à la Syrie pour accepter des observateurs sur son territoire a expiré vendredi sans réponse de Damas. Des milliers de personnes ont manifesté dans le pays pour apporter leur soutien aux déserteurs de l'armée et appeler à la chute du régime.

L'organisation panarabe demandait à Damas de signer un protocole permettant l'envoi d'une mission exploratoire comprenant des militaires et des spécialistes des droits humains.

En l'absence de réponse positive, les chefs de la diplomatie de la Ligue arabe se réuniront samedi au Caire pour décider de l'attitude à adopter.

Sanctions

La Syrie s'expose désormais à des sanctions économiques arabes mais bénéficie toujours du soutien appuyé de Moscou. Alors que l'économie syrienne est déjà affectée par les sanctions européennes et américaines, des mesures arabes risqueraient d'étouffer le pays, dont la moitié des exportations et près d'un quart des importations se font avec les Etats arabes.

Longtemps réticente à toute internationalisation de la crise syrienne, la Ligue arabe a aussi décidé jeudi d'appeler l'ONU à "prendre les mesures nécessaires pour appuyer les efforts de la Ligue arabe".

Moscou a de son côté réaffirmé son soutien au régime de Bachar al-Assad: "A ce stade, nous avons besoin non pas de résolutions, de sanctions ou de pressions, mais d'un dialogue intersyrien", a insisté un porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

Turquie de plus en plus virulente

Les menaces de la Ligue arabe faisaient suite à la proposition française de créer des "corridors humanitaires" en Syrie. La Russie n'a pas fermé la porte à cette proposition mais a demandé à Paris de la clarifier. Moscou soupçonne les puissances occidentales de préparer le terrain à une intervention militaire, comme en Libye.

La Turquie est quant à elle de plus en plus virulente à l'égard de son voisin et ancien allié. Si la Syrie ne répond pas positivement à la proposition de la Ligue arabe, "nous pouvons prendre des initiatives en accord avec la Ligue", a dit Ahmet Davutoglu, ministre des Affaires étrangères.

ATS