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L'Union suisse des paysans adopte une résolution sur la PA 22+

Les agriculteurs suisses demandent à la Confédération qu'elle applique l'arrêté sur la sécurité alimentaire votée par le peuple (Archives).

KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER

(sda-ats)

Les délégués de l’Union suisse des paysans réclament plus de stabilité dans les conditions cadres, la mise en oeuvre du nouvel article constitutionnel 104a sur la sécurité alimentaire et moins d’administration. Leur assemblée a voté une résolution dans ce sens jeudi.

Le message publié la semaine dernière par le Conseil fédéral sur la politique agricole dès 2022 a constitué le principal sujet des débats de la 86e Assemblée des délégués (AD) de l'Union suisse des paysans (USP) à Berne, a indiqué l'organisation dans un communiqué.

Agir via les ordonnances

Aux yeux de la faîtière agricole, la plus-value quasi inexistante qu’apporte cette nouvelle réforme législative ne justifie pas les longues discussions qui s’ensuivront au Parlement et dans la société, ni même les combats autour de la répartition des moyens en interne. En effet, il serait aussi possible de mettre en oeuvre les modifications nécessaires au niveau des ordonnances, donc sans passer par les Chambres fédérales.

L’USP considère comme "particulièrement agaçant le fait que le Conseil fédéral n’ait toujours pas endossé ses responsabilités dans le cadre du mandat que lui a confié le peuple en acceptant à une large majorité l’article constitutionnel 104a sur la sécurité alimentaire."

Elle déplore également les nouveaux chambardements dans le système des paiements directs et l'absence d’une simplification administrative. Le manque de stabilité des conditions cadres capte inutilement des ressources entrepreneuriales des exploitations.

Deux initiatives en vue

Les délégués ont aussi abordé la marche à suivre face à l’initiative pour une eau potable propre et à celle pour une Suisse libre de pesticides de synthèse. L’initiative déposée cette année pour une eau potable propre et une alimentation saine a été une grande source d’inquiétudes pour les délégués.

Contrairement à ce que pense le comité d’initiative, les objectifs que suggère le titre de ce projet ne peuvent pas être atteints au travers d'une simple modification de la production agricole et d'exigences si éloignées de la pratique. D’une part, l’interdiction de tout produit phytosanitaire, c’est-à-dire même des produits naturels autorisés dans l’agriculture bio, est problématique.

D’autre part, l’exigence de nourrir les animaux de rente exclusivement avec du fourrage produit sur l’exploitation a été formulée sans connaissance de cause. Les cochons et la volaille ne pourraient ainsi être élevés à l'avenir que dans les régions de culture.

La seconde initiative populaire agricole déposée cette année pour une Suisse libre de pesticides de synthèse concerne aussi la protection des végétaux. L'USP et ses organisations membres prévoient de mieux informer la population, de présenter les tenants et aboutissants du projet et de montrer comment elles comptent atteindre les améliorations nécessaires en empruntant d’autres chemins.

"Adju l’armailli"

L'USP a aussi remis pour la dixième fois trois Prix Media, un par région linguistique. Ils récompensent des travaux médiatiques convaincants sur le monde agricole.

En Suisse romande, le prix a été décerné à Philippe Huwiler, de Radio Fribourg, pour "Adju l’armailli: la dernière Rindya de Gérard Morard", diffusé le 26 octobre 2018. Dans ce reportage, Philippe Huwiler accompagne Gérard Morard, 73 ans, qui a passé tous les étés de ces cinquante dernières années sur les alpages gruériens.

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