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Le quartier cellulaire des Hôpitaux universitaires de Genève a rouvert jeudi après sept mois de travaux. Cette vieille structure ne répondait plus aux exigences européennes relatives aux conditions de détention.

La rénovation, qui a coûté 1,3 million de francs, a permis de construire une zone de promenade de 56 m2 à l'air libre. Les détenus-patients devaient auparavant déambuler dans un couloir aux vitres opaques. L'absence de zone de promenade adéquate a été dénoncée par le Comité européen pour la prévention de la torture et par la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.

L'unité est composée de cinq cellules médicalisées à deux lits destinées aux patients-détenus incarcérés dans les établissements pénitentiaires des cantons romands et du Tessin. Elle permet d'hospitaliser des personnes présentant des pathologies relevant de la médecine interne, ainsi que pour des motifs chirurgicaux ou relevant d'autres spécialités médicales.

Ces patients disposent de tout le plateau technique des HUG, a relevé le docteur Laurent Getaz, responsable de l'unité. Ils ont les mêmes droits que les autres, insiste-t-il.

Ce responsable qui travaille avec une équipe de onze soignants et de dix gardiens précise que l'état de santé de la population carcérale est nettement moins bon que celui des autres personnes. Les détenus souffrent davantage de maladies cardio-vasculaires et infectieuses, relève M. Getaz.

La lumière du jour

L'unité accueille un nombre croissant de patients-détenus. En 2014, 268 personnes y sont passées pour un nombre de jours d'hospitalisation également en augmentation (2257 en 2014). Selon Laurent Getaz, 10% des cas d'hospitalisation concernent des individus qui ont ingéré des boulettes de drogue. Ils restent sous surveillance le temps d'évacuer les boulettes dans des sanitaires adaptés.

L'Unité cellulaire hospitalière a été créée il y a trente ans dans le sous-sol du bâtiment des lits des HUG. Les travaux de rénovation ont permis d'améliorer les sanitaires et de créer une nouvelle salle d'audition. Les architectes ont également fait entrer de la lumière naturelle dans cet espace tout en longueur.

La sécurité a été renforcée avec la création d'un sas supplémentaire. Selon le directeur général des HUG Bertrand Levrat, ces rénovations ont permis de renforcer la dignité et l'humanité de cette unité tout en renforçant les aspects sécuritaires.

Pas de cas psychiatriques

Pendant les travaux, les détenus-patients ont été soignés dans une structure provisoire située ailleurs aux HUG. Deux détenus s'étaient brièvement échappés cet été de ce quartier cellulaire après avoir blessé deux gardiens.

A noter que les détenus souffrant de troubles psychiatriques ne sont pas pris en charge dans l'unité rénovée, sauf s'ils nécessitent des soins pour d'autres pathologies. Ces détenus sont traités au sein de l'Unité hospitalière de psychiatrie pénitentiaire (UHPP) qui se trouve dans l'établissement d'exécution de mesures Curabilis dans l'enceinte de Champ-Dollon.

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ATS