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L'unité du CHUV sera désormais ouverte de jour le week-end, pour mieux soulager les urgences (archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

L'unité de dégrisement du CHUV se réorganise, car elle est sous-occupée. Elle fonctionnera désormais de jour et prendra aussi en charge des cas d'alcoolisation massive plus complexes. Cela permettra de soulager plus efficacement les urgences.

Les quatre lits de l'unité de dégrisement visaient à décharger les urgences des cas d'alcoolisation massive, notamment des bitures express chez les jeunes. Inaugurée en avril 2015, l'unité était ouverte les nuits de week-end, mais elle était sous-utilisée.

En neuf mois, d'août à avril, elle a accueilli 168 patients, dont plus de la moitié avaient moins de 30 ans. "Il y a eu beaucoup de nuits où seuls deux lits étaient occupés. De plus, les patients arrivaient très tard, de sorte que les infirmières étaient sous-occupées durant la nuit", a expliqué mercredi à l'ats le professeur Jean-Bernard Daeppen, chef du Service d'alcoologie.

L'unité, voulue "light et bon marché", ne disposait pas de la surveillance d'un médecin. Ainsi, de nombreux cas ne pouvaient pas lui être transmis, notamment lorsque le patient ne pouvait pas marcher ou qu'il avait consommé d'autres substances que de l'alcool. En résumé, les cas lourds, qui sont les plus nombreux et concernent souvent des personnes plus âgées, restaient aux urgences.

Soulager les urgences

La nouvelle structure, rebaptisée unité d'alcoologie d'urgence, ouvrira désormais de jour, les samedis et dimanches de 07h00 à 16h00. Ses quatre lits seront placés sous surveillance médicale et infirmière. Elle pourra accueillir davantage de cas et décharger les urgences au moment où celles-ci reçoivent les nouveaux patients de la journée.

En parallèle, deux lits supplémentaires d'urgence verront le jour dans l'unité hospitalière du service d'alcoologie, à Cery. Ces lits recevront en urgence des patients dont la prise en charge nécessite quelques jours d'hospitalisation.

L'ensemble des deux mesures n'entraîne pas de coûts supplémentaires. Ce sera même sensiblement moins cher, selon M. Daeppen.

ATS