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Un professeur de l'Université de Neuchâtel est accusé de plagiat dans sa thèse de doctorat. Réuni vendredi, le rectorat a saisi la commission d'investigation. L'auteur présumé du plagiat est suspendu jusqu'au terme de l'enquête.

Le professeur en question a été entendu jeudi par le rectorat après l'examen des éléments falsifiés. Suite à la réunion du rectorat vendredi, il a été décidé que le cas sera transmis à la commission d'investigation compétente, afin qu'elle mène une expertise complète, comme le prévoit le règlement en matière de respect de l'intégrité scientifique. C'est ce qu'indique un communiqué de l'Université de Neuchâtel publié vendredi.

La commission, présidée par l'ancien conseiller d'Etat neuchâtelois libéral Jean Guinand, doit établir une expertise complète dans les plus brefs délais. Elle intervient lors de faits problématiques et complexes. Par ailleurs, le professeur est, avec son accord, suspendu jusqu'à la fin de l'investigation, poursuit le communiqué.

Les extraits portés à la connaissance du rectorat concernent six extraits entre 6 et 19 lignes, dont la source n'est pas mentionnée dans le texte mais parfois dans la bibliographie. Fabian Greub, porte-parole de l'Université de Neuchâtel, a précisé à l'ats que "certains passages ont été repris mot à mot" de publications déjà parues sans mettre clairement en évidence la source.

Affaire complexe

La falsification apparaît dans la thèse de doctorat soutenue par le professeur dans une université étrangère, ce qui "rend l'affaire complexe", selon le porte-parole.

Il ne s'agit pas de la même personne que celle impliquée dans l'affaire de 2013 et elle n'a, à la connaissance du rectorat, jamais été liée à un cas similaire auparavant, a dit M. Greub. Le professeur enseigne au sein de la faculté des sciences économiques, selon le porte-parole qui confirmait ainsi une information de L'Express/L'impartial publiée dans leur édition de vendredi.

C'est le quotidien neuchâtelois qui a averti le rectorat de l'UniNE du cas de plagiat au moyen de documents fournis par un lanceur d'alerte, écrivent-ils aussi.

Règlement anti-plagiat

Ce nouveau cas apparaît alors que l'institution avait introduit en août dernier un règlement en matière de respect de l'intégrité scientifique qui punit le plagiat à tous les niveaux de la communauté académique suite à l'affaire de 2013. Fabian Greub estime que c'est "un problème international".

Selon lui, le règlement se veut préventif et permet de présenter clairement les mesures à prendre dans de tels cas. "Nous sommes soulagés d'avoir ce texte pour traiter cette affaire", ajoute-t-il.

D'après le texte éthique en vigueur depuis août, le rectorat peut entre autres dessaisir l'auteur de l'infraction de sa fonction académique, informer la maison d'édition concernée ou retirer le droit à un fonds de tiers en lien avec le manquement. C'est la première fois que la commission d'investigation devra se prononcer.

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ATS