Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Selon la maire, la bourse servait à lutter contre le sida et les grossesses précoces (archives).

KEYSTONE/EPA/KIM LUDBROOK

(sda-ats)

Les bourses universitaires accordées aux jeunes femmes qui restent vierges sont anticonstitutionnelles, a estimé vendredi une commission gouvernementale sud-africaine. L'introduction de ce programme, il y a quelques mois, avait suscité l'indignation des féministes.

La municipalité d'Uthukela dans la province du KwaZulu-Natal avait accordé à seize étudiantes des bourses universitaires à condition qu'elles soient vierges et qu'elles le restent le temps de leurs études. La maire de la municipalité avait expliqué que cette mesure était destinée à lutter contre le sida et les grossesses précoces chez les adolescentes.

Mais une enquête conduite par la commission pour l'égalité des genres, dont les membres sont nommés par le gouvernement, a conclu que cette bourse était illégale.

"Attribuer une bourse en fonction de la virginité des étudiantes est profondément discriminatoire", a estimé la commission. "Cela va à l'encontre des dispositions constitutionnelles sur la dignité, l'égalité et la discrimination", a-t-elle ajouté. Elle a donné 60 jours à la municipalité pour répondre à sa recommandation de clore le programme.

L'une des conditions pour obtenir la "bourse des vierges" est de subir, pendant les vacances, des tests de virginité effectués par des femmes plus âgées. Le montant de la bourse varie, mais peut atteindre plusieurs milliers de dollars par an.

ATS