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La "guerre des chefs" a bel et bien commencé à l'UMP: François Fillon a confirmé jeudi ses ambitions pour la présidence du principal parti de droite français. Il a prévenu son rival Jean-François Copé que la place ne lui revenait pas de droit.

L'ancien Premier ministre avait engagé les hostilités en déclarant dans une interview au "Figaro Magazine" que l'UMP n'avait plus de leader naturel depuis le retrait de la politique du président sortant Nicolas Sarkozy. Ce dernier avait pourtant exhorté son parti à rester uni après sa défaite électorale.

Rivalité

François Fillon, dont la rivalité avec Jean-François Copé, actuel secrétaire général de l'UMP, est notoire, a enfoncé le clou jeudi sur RTL.

"Jean-François Copé est secrétaire général de l'UMP, il fait parfaitement son travail, mais il ne peut pas prétendre être le leader de cette formation politique sans qu'il y ait eu un débat démocratique, sans que les militants se soient prononcés", a dit celui qui fut le seul Premier ministre de Nicolas Sarkozy.

François Fillon, qui se sait plus populaire que l'actuel secrétaire général, a clairement affiché ses ambitions. "Personne ne peut imaginer que je ne participe pas de façon active à ce débat démocratique", a-t-il ajouté.

Mauvais effet

Les deux hommes devraient se disputer à l'automne, dans un scrutin interne, la direction du parti fondé en 2002, après les élections législatives de juin.

Leur affrontement direct fait mauvais effet à un moment où le parti a besoin d'unité pour mener la bataille des législatives et contrer la menace du Front national, qui devrait maintenir des candidats au second tour dans de nombreuses circonscriptions et affaiblir ainsi la droite.

ATS