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La fusion des polices jurassienne et neuchâteloise est faisable sur le plan juridique. Le projet de "Police de l'Arc jurassien" devrait être présenté en 2013 au Grand Conseil neuchâtelois et au Parlement jurassien. Puis les deux cantons se prononceraient sur la fusion.

Si elle se réalise, cette organisation policière régionale serait une première au niveau suisse, ont souligné jeudi les cantons du Jura et de Neuchâtel. Ce modèle pourrait alors inspirer d'autres corps de police, a estimé Markus Notter, président du comité de pilotage et ancien conseiller d'Etat zurichois.

Bonnes conditions

"Ce projet ne va pas de soi, la police étant un accent fort de la souveraineté", a relevé le ministre jurassien en charge de la police Charles Juillard. "S'il y a un domaine où l'efficacité peut être améliorée à travers le regroupement c'est bien celui de la sécurité publique", a souligné son collègue neuchâtelois Jean Studer.

Professeur de droit à l'Université de Neuchâtel, Pascal Mahon juge que le projet de "Police de l'Arc jurassien" est faisable car les conditions de départ sont bonnes. Il existe une volonté politique et une volonté opérationnelle pour mener à bien cette fusion. Il s'agit maintenant d'élaborer un modèle juridique avec deux directions politiques.

Police plus efficace

Ce projet lancé au printemps doit permettre par la mise en commun des ressources et la réduction des doublons de réaliser des économies. Cette fusion des corps de police libérerait 10% de ressources humaines qui pourraient être engagées sur le terrain.

Les initiateurs assurent que cette organisation policière ne se fera pas au détriment du lien avec la population. La fusion n'implique en rien une baisse de la proximité avec les citoyens. Les forces de police seront dédiées entièrement à la police de proximité.

Pour Markus Notter, de trop nombreux corps de police, notamment en Suisse centrale, ont une taille trop petite. Le projet lancé par les deux cantons de l'Arc jurassien permettrait d'améliorer la sécurité sans une hausse de budget. Une meilleure efficacité qui permettrait ainsi de pallier le nombre insuffisant de policiers.

ATS