Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les fluctuations de change ne devraient pas nuire à la pharma tout en permettant aux assurés de bénéficier effectivement des baisses de prix des médicaments. Le Conseil fédéral a modifié mercredi les modalités de comparaison avec les tarifs étrangers.

Ces mesures interviennent alors que le cours de l'euro a chuté. Discutées personnellement par Alain Berset avec les représentants de l'industrie pharmaceutique, des caisses maladie et des consommateurs, elles visent à stabiliser les prix, a expliqué le ministre de la santé devant la presse. En jeu également, une plus grande transparence et davantage de sécurité dans la fixation des tarifs.

Moins d'économies

Certes, les économies réalisées chaque année ne devraient plus atteindre 260 millions comme le permettrait la législation actuelle. Il n'est désormais question que de 240 millions. On peut accepter de ne pas épuiser tout le potentiel vu que la pharma fait ses comptes en Suisse, a fait valoir le conseiller fédéral.

Le nouveau montant évoqué est plus sûr. Car avec le droit en vigueur, on pourrait aussi devoir se contenter d'économies de 115 millions dans le pire des cas. Cela arriverait notamment si, pour amoindrir la portée de la différence de prix avec l'étranger, on recourrait systématiquement à une comparaison avec des produits équivalents.

Davantage de marge

Pour le reste, les mesures visent essentiellement à compenser le renchérissement du franc suisse. La marge de 3%, actuellement tolérée dans la comparaison avec l'étranger lors du réexamen des prix, a été augmentée à 5%. Sur la base du cours moyen sur douze mois actuellement employé (1,23 franc pour 1 euro), la référence sera donc un euro à 1,29 francs, seuil jusqu'auquel un prix de fabrique en Suisse pourra être abaissé.

Si l'euro devait remonter, la marge pourrait redescendre à 3%, a précisé Alain Berset. A titre de comparaison, lors du grand réexamen de 2009 de tous les médicaments admis entre 1955 et 2006, un taux moyen de 1,52 francs, plus une marge de 4% avaient été utilisés, soit un euro à 1,58 francs.

ATS